Seconde session: dispensé ou pas?

Des secondes sessions à géométrie variable
Des secondes sessions à géométrie variable - © RTBF

Jérémy Lemaire veut devenir infirmier. Il est en première année à la Haute Ecole Libre Mosane, à Liège. Comme tous les étudiants de première, il a vu son cursus réorganisé par le décret "Paysage" du ministre de l’Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt (PS). Désormais, les cours sont réorganisés en unités d’enseignement. Avec des conséquences très variables sur les secondes sessions.

En juin, Jérémy n'a raté que 5 examens mais, pas de chance, dans 3 unités d'enseignement différentes. Du coup, il doit repasser tous les cours de ces unités : 15 au total... "C’est comme si on n'avait rien fait en juin. Moi, je ne sais pas comment je vais réussir si je dois repasser les 15 examens", expose l’étudiant, découragé.

Alexandre Lodez, le directeur de son établissement, se dit ouvert au dialogue mais il explique respecter le décret Marcourt à la lettre : "Le décret ne considère que les unités d'enseignements. C’est ça qui apparaît sur le bulletin de l'étudiant… D’où ce principe général : je réussis ou je rate l'unité ; si je rate l'unité, je dois la représenter".

Oui mais… D'autres hautes écoles accordent bien des dispenses. Jean-Claude Marcourt estime que ce sont elles qui ont raison. Pour lui, il faut favoriser la réussite des étudiants et là-dessus, le décret est clair : "Nous pensons toujours que celui qui réussit un cours réussit le cours définitivement et ça, ça existait déjà dans le décret Bologne. Nous n'avons pas changé".

Le cabinet a pourtant dû envoyer un courrier en décembre pour expliquer comment interpréter le décret. Pour Brieuc Wathelet, le président de la Fédération des étudiants francophones, c'est évident, le texte manque de clarté : "On avait prédit ça et on avait même écrit un amendement pour la majorité. Mais les pouvoirs politiques ont fait la sourde oreille".

La FEF exige qu'une solution soit trouvée pour les étudiants concernés, et qu'à plus long terme, on modifie le décret. Le ministre préférerait l'éviter, mais il n'écarte pas complètement cette possibilité.

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