Sècheresse: les moulins et les turbines à l'arrêt pour préserver l'écosystème des rivières

Depuis ce jeudi matin, le moulin d'Avennes a cessé de tourner. La roue, actionnée par l'eau de la Mehaigne, est au chômage technique. Mercredi, les autorités wallonnes ont pris une mesure de restriction qui interdit toute production hydroélectrique sur les cours d’eau non navigables.

120 installations à l’arrêt forcé

La Lomme, l’Amblève, la Grande-Jette, le Hoyoux ou, comme à Avennes, la Mehaigne sont concernées par cette mesure. La plupart des producteurs sont des particuliers. Au Moulin d’Avennes, la turbine de moyenne puissance, produit 36 mille kw/h par an, soit l’équivalent de la consommation d’une dizaine de ménages. Pourtant, depuis plusieurs semaines, la quantité d’électricité produite a fortement baissé. Le débit de la Mehaigne est quinze fois plus faible que son débit normal.

Des poissons menacés par le manque d'oxygène

"Certaines centrales fonctionnent grâce à de petites écluses, explique Sébastien Gailliez, le directeur des voies non navigables au SPW. C’est-à-dire qu’elles retiennent de l’eau pour ensuite la relâcher. Et durant cette retenue, le débit diminue en aval, ce qui engendre, dans certains cas, un assèchement complet du lit du cours d’eau". Cette situation peut provoquer une mortalité des poissons en raison du manque d’oxygène et de l'augmentation de la température de l'eau. D'après le Service public de Wallonie, une hausse de la mortalité aurait d'ailleurs déjà été observée cet été.  

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