Se droguer au gaz hilarant, feu de paille ou nouvelle tendance?

Les gardiens de la paix bruxellois retrouvent de plus en plus de capsules abandonnées sur la voie publique.
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Les gardiens de la paix bruxellois retrouvent de plus en plus de capsules abandonnées sur la voie publique. - © Tous droits réservés

Zoom sur une nouvelle drogue qui a la cote auprès des jeunes. Une drogue légale, puisqu’il s’agit du détournement de l’usage du gaz hilarant. Un gaz qui provoque une euphorie pendant quelques minutes. Et sa vente est libre.

Les gardiens de la paix bruxellois retrouvent de plus en plus de capsules abandonnées sur la voie publique. Et pour cause, les consommateurs utilisent des capsules de protoxyde d’azote, aussi appelé gaz hilarant. Ils achètent par exemple capsules destinées au siphons utilisés pour servir la  crème chantilly. Ces capsules ou cartouches sont vendues librement dans des grandes surfaces et sur des sites spécialisés. Les usagers introduisent ensuite le gaz dans des ballons gonflables pour le détendre avant de l'inhaler.

Nouvelle assuétude ou nouvelle expérimentation?

Peu d’études existant sur le sujet, le nombre des consommateurs reste très flou. Les associations ont toutefois réussi à identifier un public.  C'est le cas de Jérôme Poulin, formateur à l’asbl Transit, un centre d'accueil pour usagers de drogues. "Ce sont des consommations assez ciblées sur un public jeune qui consomme ce genre de produits dans une optique plutôt expérimentale. Dans le but de tester leurs limites. Ce sont rarement des pratiques qui vont mener à une réelle dépendance."

L'asbl rappelle toutefois que toute consommation de drogue entraîne des risques. Le gaz hilarant étant inflammable, il peut être particulièrement dangereux en milieu fermé. Un des effets est l'étourdissement. La personne sous influence risque donc de chuter.

Précisons encore que les effets de ce gaz sur le long terme ne sont pas connus pour l'instant.

 

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