Screening à Tomorrowland: trois festivaliers refusés se tournent vers la justice

Selon la Commission vie privée, il n'existe pas de base légale pour le screening
Selon la Commission vie privée, il n'existe pas de base légale pour le screening - © KOEN BLANCKAERT - BELGA

Trois personnes détentrices d'un billet pour Tomorrowland et refusées d'accès à la suite d'un screening préalable de la police ont exigé devant le juge des référés de Bruxelles de pouvoir se rendre festival. Leur avocat, Me Kris Wagner, estime que la raison de leur interdiction d'accès au festival n'est pas claire. Il juge cela inacceptable: "la police ne veut pas leur dire pourquoi ils n'ont pas été acceptés. Cela fait qu'ils ne peuvent pas se défendre."

"Mes clients ne comprennent absolument pas pour quelle raison ils ont été refusés", explique Me Kris Wagner. "Le porte-parole de la police fédérale avance que les personnes refusées avaient commis diverses infractions graves, mais mes clients disposent d'un casier judiciaire vierge. L'un d'eux travaille même au sein de l'équipe de sécurité d'une centrale nucléaire et a été screené par la Sûreté de l’État."

Pas de base légale

Selon l'avocat et la Commission vie privée, qui intervient dans le litige, il n'existe pas de base légale pour le screening.

Les organisateurs de Tomorrowland et l'Etat belge indiquent, pour leur part, que les visiteurs ont accepté le principe du screening. "Il est clairement indiqué dans les conditions générales que la personne qui achète un ticket, accepte que son identité soit utilisée lors d'un contrôle de sécurité", selon eux. "Il est vrai que ces gens ne savent pas pourquoi ils sont rejetés, mais la loi interdit maintenant que la raison soit révélée. Le juge des référés ne peut pas se mettre ainsi à la place de la police et exiger que ces personnes bénéficient d'un accès au festival."

Le juge des référés devra se prononcer jeudi.