"Schild & Vrienden": B. De Wever veut "nettoyer tout cela et avancer"

"Schild & Vrienden" : B. De Wever veut "nettoyer tout cela et avancer"
"Schild & Vrienden" : B. De Wever veut "nettoyer tout cela et avancer" - © DIRK WAEM - BELGA

Le président de la N-VA Bart De Wever se dit choqué suite au reportage de la VRT sur le mouvement très conservateur de droite "Schild & Vrienden", qui pointait notamment l'appartenance à la N-VA d'un certain nombre de membres du mouvement. "L'extrémisme n'a pas sa place chez nous", a dit Bart De Wever à nos confrères de De Morgen.

Certains membres du mouvement tiennent dans des groupes Facebook secrets des propos antisémites, racistes et sexistes. L'émission de la VRT l'a révélé mercredi soir.

Les jeunes de la N-VA ont admis jeudi qu'une vingtaine de leurs membres avaient d'une manière ou d'une autre montré des sympathies pour "Schild & Vrienden".

Bart De Wever a déclaré à De Morgen que son parti allait "se saisir du problème". Il n'a pas voulu s'exprimer sur l'opportunité de les virer immédiatement du parti."Nous devons d'abord analyser ce qu'ils ont fait précisément et s'ils étaient au courant de ces messages extrémistes. Dans un état de droit, il faut donner à chacun sa chance".

Quant à l'admiration que les membres de "Schild & Vrienden" témoignent à l'égard du secrétaire d'état à l'asile et à la migration Théo Francken dans le reportage de la VRT, Bart De Wever n'y réagit pas outre mesure. "Francken n'a jamais rien demandé de tel", dit B. De Wever.

Des sympathisants de "Schild & Vrienden" se retirent des listes N-VA dans plusieurs communes

Plusieurs sympathisants du mouvement sont candidats aux élections communales dans différentes communes flamandes. Certains ont décidé de se retirer suite à la diffusion du reportage hier soir.

Le jeune Dennis Laveaux, membre du mouvement, occupait la vingtième place sur la liste N-VA de Maaseik. Il a annoncé qu'il faisait un pas de côté.

A Alost, c'est Stijn Everaert, également candidat sur la liste N-VA qui s'est retiré de la liste. Il avait également des liens avec le mouvement "Schild & Vrienden".

Nick Peeters, par contre, un candidat de 21 ans de la liste N-VA à Lubbeek, tirée par M. Francken, ne se retire pas pour l'instant. Il a reconnu avoir eu des liens avec "Schild & Vrienden" jusqu'à l'année passée. Mais, depuis lors, il dit que son "engagement a fortement diminué". Théo Francken ne lui a pas demandé de se retirer jusqu'ici.

Les jeunes de la N-VA comptent en fait une vingtaine de membres qui, "d'une manière ou d'une autre", sont impliqués dans l'organisation identitaire flamande ultra-droitière "Schild & Vrienden", selon le président des jeunes nationalistes, Thomas Roggeman. Le parti s'entretiendra avec eux et examinera ensuite les initiatives qu'il peut prendre, a-t-il expliqué, "mais il est clair qu'être membre de Schild & Vrienden n'est pas compatible avec le fait d'être membre de la N-VA".

"Nous sommes également choqués par le reportage", a ajouté M. Roggeman.

La N-VA entendra les jeunes concernés et décidera ensuite de leur éventuelle exclusion

L'implication de cette vingtaine de jeunes -sur un total de 3.800 membres de l'organisation- va d'un like sur Facebook à la participation à des actions ou à des conversations néo-nazies. "Dans ce cas, il est clair qu'ils n'ont pas leur place dans le parti", a indiqué le président des jeunes N-VA.

A l'issue de ces entretiens, le parti pourra décider de leur éventuelle exclusion.

La diffusion de ce reportage a fait l'effet d'une bombe dans le paysage politique flamand et beaucoup de regards se sont tournés vers la N-VA. Sur les réseaux sociaux, des photos circulent où des jeunes issus de Schild & Vrienden posent aux côtés de M. Francken. L'une d'elles a été prise dans le cadre d'activités organisées par le KVHV, cercle des étudiants catholiques flamands, pépinière de la droite conservatrice et nationaliste flamande.

M. Francken a dit jeudi son indignation à la suite du reportage, estimant qu'il n'y reconnaissait ni sa Flandre, ni ses valeurs. Le ministre-président, Geert Bourgeois, s'est dit "profondément choqué". "Racisme, antisémitisme,... dégoûtant, contraire aux valeurs fondamentales de notre société", a-t-il tweeté.

La secrétaire d'Etat à l'Egalité des chances, Zuhal Demir (N-VA), est montée en première ligne dans ce dossier. Des membres de S&V n'ont pas leur place à la N-VA, a-t-elle martelé. "Ils n'ont à la bouche que les Lumières et les valeurs occidentales mais ce que nous avons vu dans le reportage est tout le contraire. Nous devons donc condamner de manière très ferme", a-t-elle dit.

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