Sarahah, une app qui encourage au harcèlement scolaire: "Ta mort nous arrangerait bien"

Sarahah, une app qui encourage au harcèlement scolaire: "Ta mort nous arrangerait bien"
Sarahah, une app qui encourage au harcèlement scolaire: "Ta mort nous arrangerait bien" - © Tous droits réservés

Une nouvelle application de messagerie pour les téléphones commence à faire des dégâts dans les écoles. Son nom : Sarahah. En quelques mois d'existence, elle est en tête de liste des programmes les plus téléchargés sur l'App Store et le Google Play Store.

L’application permet d’envoyer et de recevoir des messages anonymes pas toujours bienveillants. Avec ce type d’application, très populaire chez les adolescents, les dérives ne tardent pas à arriver. C'est le cas au collège Sainte-Marie à Mouscron où la directrice, Anne Simon, doit faire face à un premier cas de harcèlement chez une fille de 13 ans victime de Sarahah.

"C'est une petite fille de mon école qui est venue en détresse me signaler qu'elle était harcelée via cette application qui lui permet de recevoir quotidiennement une salve d'insultes, raconte Anne Simon au micro de la RTBF. Ce sont des messages grossiers, insultants, menaçants, évoquant le suicide qu'elle devrait faire 'pour libérer la place'".

Le plus important c'est d'oser en parler

Parmi les menaces reçues par cette jeune ado : "Ta mort nous arrangerait bien". Toutes ces insultes anonymes "ont pour effet de la détruire psychologiquement. Elle n'arrive plus à savoir à qui elle peut faire confiance."

Aidée par des copines, la jeune fille est venue trouver la direction. Pour Olivier Bogaert, commissaire à la Computer Crime Unit, elle a eu le bon réflexe. "Le plus important c'est d'oser en parler, confirme-t-il. On peut en parler à un éducateur ou un professeur en qui on a confiance parce que le courant passe bien. Ou à un copain ou une copine fiable ou encore à ses parents."

Pour ce spécialiste des dérives d'internet et des réseaux sociaux, "ce sont les parents qui doivent se montrer attentifs à ces nouveautés technologiques et qui doivent évoquer les problèmes dont ils ont entendu parler avec leurs enfants et les mettre en garde contre les dérives que cela peut entraîner."

Reportage dans notre JT de 19h30 de ce jeudi 26 octobre:

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