Sans aide européenne en 2014: l'avenir sombre des banques alimentaires

L'aide européenne disparaîtra en 2014, les banques alimentaires vont devoir trouver d'autres alternatives.
L'aide européenne disparaîtra en 2014, les banques alimentaires vont devoir trouver d'autres alternatives. - © Lieven Van Assche - Archive Belga

Les banques alimentaires, qui permettent aux plus démunis de se nourrir, connaissent des situations difficiles. La demande de ceux qui sont dans le besoin est de plus en plus grande mais la quantité de vivres diminue dans ces banques alimentaires. L'Union européenne conteste aussi l'aide apportée pour l'instant. Un péril de plus pour ces banques.

La demande alimentaire explose. Les banques alimentaires, ces grossistes qui fournissent les associations de terrain, ont nourri 122 000 Belges en 2011, soit 5000 de plus qu'en 2010.

Ces banques alimentaires, qui récoltent les vivres, se trouvent aujourd'hui dans une situation délicate: si la demande augmente, l'offre diminue. On note moins  de dons des particuliers (les collectes en supermarchés marchent moins bien). L'industrie alimentaire et la grande distribution gèrent également de mieux en mieux leurs stocks. Et moins de gaspillage, c'est moins de nourriture pour les banques alimentaires.

On avait également annoncé la disparition des aides européennes. Un sursis de deux ans a heureusement été annoncé.

"Il faudra titiller les grandes entreprises"

"Pendant plusieurs mois, ça a été la panique", témoigne Harry Gschwindt, bénévole pour les Banques alimentaires. "On craignait fort qu'à la fin de cette année 2011, pratiquement tous nos approvisionnements en provenance de l'Union européenne s'arrêteraient. Cela représente 50% de tous nos approvisionnements."

Grâce à de nouvelles politiques, l'Union européenne est en effet parvenue à drastiquement diminuer ses surplus agricoles (céréales, lait...), ce qui signifie une perte pour les banques alimentaires. L'Europe a alors prévu une enveloppe de 500 millions d'euros mais ce subside, critiqué, disparaîtra en 2014.

Les banques alimentaires doivent donc d'urgence trouver d'autres alternatives. "Nous allons titiller les grandes entreprises, qui ont les épaules larges", poursuit Harry Gschwindt.

PIAB, avec Julie Morelle
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