Salah Abdeslam précise qu'il ne répondra pas aux questions

Le procès de la rue du Dries débute ce lundi: Salah Abdeslam va-t-il parler?
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Le procès de la rue du Dries débute ce lundi: Salah Abdeslam va-t-il parler? - © Tous droits réservés

Salah Abdeslam et Sofien Ayari sont arrivés lundi matin au tribunal correctionnel de Bruxelles pour être jugés. Les deux prévenus sont entrés dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Bruxelles, lundi à 8h50. 

L'"ennemi public numéro un" comparaît pour la première fois publiquement pour sa participation présumée à une fusillade avec des policiers à la fin de sa cavale en mars 2016 dans la capitale belge.

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Lorsque la présidente de la cour a décliné les identités des deux prévenus, Salah Abdeslam a refusé de se lever. Il a également précisé qu'il ne répondrait pas aux questions. 

De son côté,  Sofien Ayari a accepté de s'exprimer. Il a notamment parlé de son éducation religieuse et affirmé avoir quitté la Syrie de sa propre initiative, refusant toutefois d'expliquer pourquoi. 

Salah Abdeslam a intérêt à parler

Objectivement, Salah Abdeslam a pourtant intérêt à parler. Pourquoi ?

Tout d'abord, il est face à des juges du fond ici. Il n’est plus question, devant un juge d’instruction, de collaborer à une enquête et éventuellement de dénoncer d’autres personnes. Ici, il doit s’expliquer face à des accusations précises qui concernent exclusivement la fusillade de la rue du Dries. Les juges vont lui poser des questions précises, avec en bout de piste la perspective d’une condamnation plus ou moins lourde en fonction des préventions qu’ils vont retenir.

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Par ailleurs, lors de la fusillade rue du Dries, seuls deux des trois occupants ont tiré sur les policiers. L’un d’eux est mort sur place et parmi les deux inculpés présents ce lundi, seules les empreintes de Sofiane Ayari ont été trouvées sur les armes récupérées après l’assaut de la police. La défense de Salah Abdeslam devrait donc tenter logiquement d’en tirer parti pour écarter la prévention la plus lourde, celle qui concerne la tentative d’assassinat sur des policiers.

Des mesures de sécurité supplémentaires

A l'occasion de ce procès, quelque 200 policiers se trouvent à l'intérieur du Palais de justice de Bruxelles. A l’extérieur, plusieurs centaines également. Et pour y pénétrer, des mesures de contrôle exceptionnelles pour tous : personnels, magistrats, avocats, justiciables et journalistes. 

Un préambule au procès des attentats de Paris

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Ce procès en correctionnelle n'est qu'un préambule à celui qui aura lieu en France pour les attentats qui y ont fait 130 morts. Mais il est très attendu pour savoir si le petit délinquant devenu "ennemi public numéro un" sortira du mutisme qu'il observe face aux enquêteurs français.

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