S'inspirer des feuilles d'arbres pour améliorer le rendement de nos batteries

Multiplier par 10 la capacité de nos batteries, que ce soit dans les téléphones ou les voitures, tout le monde en rêve. Les chercheurs s'y essayent. Dans un numéro de la revue Nature Communication, des chimistes de l'université de Namur proposent de s'inspirer de la nature pour faire ce bond technologique.

Les systèmes vasculaires: idéal pour stocker l'énergie

Les systèmes vasculaires qui alimentent les animaux et les plantes n'ont pas leur pareil pour transporter et stocker de la matière. Et c'est exactement ce qu'il faut dans une batterie. C'est dans les nervures d'une feuille d'arbre que le professeur Bao-Sian Lu a trouvé son inspiration. Il a modélisé sur ordinateur ce système vasculaire patiemment fabriqué par la nature. Une nature qui connaît les mathématiques, puisque le diamètre des ramifications d'une feuille dépend toujours du diamètre de la branche mère. C'est une loi. Et c'est grâce à cette structure hiérarchisée, du plus grand tuyau vers le plus petit, que les systèmes vasculaires font des merveilles.

A partir de ce modèle inspiré de la nature, le professeur Lu a fabriqué un nouveau matériau de synthèse, un matériau vasculaire. Il a utilisé de l'oxyde de zinc qui peut précisément entrer dans la fabrication d'une batterie.

25 fois plus d'énergie que de l'oxyde de zinc

Testé en laboratoire, ce matériau vasculaire de synthèse permet de transporter et de stocker 25 fois plus d'énergie qu'un simple oxyde de zinc. Le gain est donc spectaculaire.

Le passage du laboratoire à la fabrication industrielle est évidemment plein d'incertitude. Mais on imagine l'impact qu'un tel saut technologique pourrait avoir sur notre quotidien: une voiture électrique rechargée en une heure ou des smartphones avec une autonomie d'une semaine.

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