S'alimenter autrement : les jeunes Belges de plus en plus végétariens ou végans

D'après un sondage effectué auprès de 2.000 personnes pour le compte de l'ASBL Eva, 24% des répondants de moins de 34 ans optent pour une alimentation végétarienne au moins trois fois par semaine, alors qu'ils n'étaient que 12% en 2016.

Parmi les sondés, les Bruxellois et les femmes semblent aussi plus enclins à réduire leur consommation de viande. "Cela fait un an que je suis devenue végétarienne parce que d'un côté, je crois en la réincarnation et donc je ne peux pas manger de la chair animale car ce sont des animaux potentiellement réincarnés. De l'autre, j'ai pris conscience que l'industrie de la viande pollue énormément", témoigne Yéléna, 22 ans étudiante en communication.

Près d'un tiers des habitants de la capitale remplaceraient ainsi régulièrement les produits carnés par des végétaux. Parmi eux, 19% se définissent comme flexitariens, c'est-à-dire qu'ils réduisent leur consommation de viande sans l'exclure totalement, 6% comme végétariens et 6% comme végans (ils excluent tout produit d'origine animale). "Tous les chiffres sont surprenants, mais ce qui saute aux yeux est la montée du véganisme, jusqu'à lors, ce chiffre était nul", exprime la porte-parole d'Eva, Jessica Michelante.

Les régimes végétaux séduisent de plus en plus. Cependant, ils soient loin d'être la norme. En effet, 72% des répondants se déclarent omnivores et mangent donc de la viande ou du poisson tous les jours. Les adeptes du végétarisme sont toutefois de plus en plus nombreux parmi les jeunes et les Bruxellois. 

Pourquoi changer ses habitudes? 

Trois motivations principales président au choix de ces régimes alternatifs. D'abord, le bien-être animal, la première motivation selon les sondés à changer de régime alimentaire. Ensuite, la protection de la planète est devenu un argument important pour les belges, malgré l'impact d'une alimentation carnivore pas assez clair selon la porte-parole. Enfin, la préservation de la santé. Sur ce dernier point, les Belges se montrent cependant divisés.

33% pensent que manger veggie n'est pas plus sain. Enfin, pour 44% des répondants, la viande n'est plus considérée comme essentielle à un repas complet. Ceux qui s'écartent du régime carné témoignent  de difficultés à donner du goût à leurs repas et disent manquer de recettes de cuisine. "Ces trois aspects sont certainement dus à la démocratisation des médias et à l'essor des réseaux sociaux. Aujourd'hui, les sources d'informations sont multiples, ce qui permet la conscientisation des citoyens", poursuit Jessica Michelante. 

Le 1er mars, l'ASBL Eva lance le challenge "jeudi veggie", qui consiste à se passer de viande au moins une fois par semaine. Plus de 7.000 Belges s'y sont déjà inscrits.

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