Rupture d'anévrisme: cette pathologie qui avance masquée

Parmi les symptômes figure une forte céphalée.
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Parmi les symptômes figure une forte céphalée. - © Jonas Hamers / ImageGlobe

Géraldine, une soigneuse du parc animalier Pairi Daiza est décédée à 26 ans d’une rupture d’anévrisme, ce vendredi 29 septembre. Ce mal généralement peu connu est une pathologie rare et silencieuse, aux conséquences brutales et mortelles. Concrètement, la rupture d’anévrisme se caractérise par une dilatation anormale d’une artère qui fragilise ses parois et conduit à sa rupture. Si cet anévrisme est cérébral, la victime sera alors en situation d’hémorragie cérébrale. Elle peut perdre connaissance, tomber dans le coma et mourir.

Qui est concerné et quelles en sont les signes ?

Comme dans le cas de Géraldine, la soigneuse de Paira Daiza, la rupture d’anévrisme peut survenir chez des personnes très jeunes pour des raisons congénitales. Son origine est peu connue, mais différents facteurs peuvent favoriser sa formation: la consommation de tabac, le diabète, le mauvais cholestérol, l’hypertension artérielle, une tension trop élevée et l’âge.

La victime d’une rupture d’anévrisme ne rencontrera aucun symptôme particulier. Par contre, quand l’anévrisme se rompt, différents signes apparaissent: maux de tête intenses, troubles de la vision, paralysie partielle, troubles de la parole.

Aucun examen ne peut la prévenir

Seuls 2 à 3% de la population sont porteurs d’un anévrisme. Parmi cette tranche de la population, une poignée en seront peut-être victimes. On peut donc être porteur d’un potentiel anévrisme et l’ignorer toute sa vie si celui-ci ne se déclenche pas. Les examens permettant de diagnostiquer la présence ou non d’une malformation, à l’origine de l’anévrisme, sont très coûteux et donc très peu fréquents. Par ailleurs, un IRM ou un scanner peuvent vous indiquer si vous êtes porteurs de la pathologie, mais en aucun cas vous ne saurez si l’anévrisme se rompra un jour.

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