Rue de la Loi: "Pas de racisme au nom du féminisme"

Manifestation contre les "cours de respect des femmes" pour les migrants.
Manifestation contre les "cours de respect des femmes" pour les migrants. - © RTBF

Ce jeudi après-midi, une centaine de personnes se sont rassemblées sous une pluie intense au 18 rue de la Loi, devant le cabinet de Theo Francken, secrétaire d’État à l’Asile et aux Migrations. La cause ? La proposition faite par Theo Francken de mettre en place des "cours de respect des femmes" à destination des migrants, suite aux événements survenus à Cologne durant la nuit du Nouvel An.

"On est ici pour dénoncer l’utilisation des valeurs féministes et des violences faites aux femmes par Theo Francken mais aussi par d’autres afin d’alimenter la haine des étrangers… Le viol c’est une réalité dont on se préoccupe peu mais là, comme ce sont des personnes étrangères, ça a fait la une des médias. Cette notion de respect, elle touche l’ensemble de la société " déclare Magali Gillard, représentante des JOC (les jeunes organisés et combatifs) qui organisaient le rassemblement.

Cette manifestation était soutenue par plusieurs collectifs féminins dont Vie Féminine : "l’amalgame que certains ont tenté de faire après les événements de Cologne est dangereux et ne vas sûrement pas apaiser le climat de tension et de communautarisme ambiant. Des cours de respect des femmes, il faudrait en donner à tout le monde. Le respect, le machisme, le féminisme ou le mépris sont très égalitairement répartis à travers toutes les nationalités et je refuse absolument de considérer qu’il y ait un type de population qui serait plus concernée que d’autre par cette problématique" explique la représentante du mouvement.

Une jeune femme sans papiers venant des zones touchées par Ebola était aussi présente pour témoigner : " Pourquoi donner des cours aux immigrés alors que nous-mêmes (les femmes sans papiers) nous ne sommes pas protégées ? Les hommes peuvent faire de nous ce qu’ils veulent parce que si on subit des violences ou des viols, ce que la police nous demande en premier, ce sont nos papiers. Et si on n’en a pas, on n’est pas protégées, on considère qu’on n’a pas été violées… Jamais un homme demandeur d’asile n’a abusé de nous ".

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