Réveillon: où vont les invendus des magasins d'alimentation?

Que faire des invendus le 24 décembre ? Les grands magasins s'arrachent les cheveux autour de cette question, car faute de solution, il n'y aurait d'autre choix que jeter à la poubelle tous les aliments dont la date de péremption est le 24 ou 25 décembre. Dans certaines grandes surfaces, la première solution est la démarque de dernière minute. À une ou deux heures de la fermeture, les enseignes appliquent des réductions en espérant convaincre les derniers acquéreurs. Crustacés, viande, bûche de Noël, tous ces aliments sont sujets à des démarques. "Des réductions de 40 à 50%, cela ne se refuse pas", commente un client rencontré ce matin dans la région de Mons. 

Les dons comme ultime recours

Cependant, la démarque ne permet pas toujours de tout écouler. Plusieurs magasins ouvrent alors leurs portes à des associations d'aide aux plus démunis afin de réduire le gaspillage alimentaire. À Mons, c'est notamment le cas du Relais social urbain (Soreal), un service public de récupération et de redistribution d'invendus aux associations locales qui offre des colis alimentaires aux plus démunis. Ils passent dans les magasins, récupèrent gratuitement les derniers invendus et les redistribuent alors aux associations de terrains. Cela peut aller jusqu'à 90 kilos de nourriture par association, soit plusieurs tonnes de nourriture par an redistribués par Soreal.

Les magasins participent

"On tente de réaliser des commandes les plus justes pour possibles pour éviter cette situation le 24 décembre, commente le gérant d'une grande surface qui veut éviter les pertes. Mais si cela crée des opportunités pour les clients et pour les associations, on est content aussi. Cela permet aux plus démunis de faire la fête comme tout le monde."

De son côté, Delhaize affirme avoir distribué près de 4 millions de repas à travers 120 associations de cette façon en 2017.

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