Retour massif dans les écoles : difficile à mettre en place

Sur le plateau de Questions en prime, Dimitri Van Der Linden, porte-parole de la Task Force pédiatrique, est venu livrer un message fort : celui du retour indispensable de tous les enfants à l’école : "Depuis plusieurs semaines, nous les pédiatres, on se mobilise pour aller plus loin dans l’ouverture des écoles".

Dimitri Van Der Linden fait partie des 269 pédiatres qui ont rédigé une carte blanche ayant pour objectif la prise en charge des enfants dans le déconfinement, en accélérant notamment la reprise des cours.

"On demande un certain assouplissement des règles, parce que dans l’état actuel des choses c’est impossible de faire revenir les enfants dans des conditions pareilles", dit-il. Le manque de locaux pour accueillir les enfants est un exemple parmi d’autres. Dimitri Van Der Linden cite également une mesure qui, selon lui, n’a pas de sens :

La fameuse mesure des 4 mètres carrés n’est pas basée sur une évidence scientifique

Le pédiatre plaide pour la mise en place de bulles, adaptées à la taille des classes. Ce qui permettrait une bonne gestion, même en cas de nouvelles infections.

S’il se montre favorable à un retour dans les écoles, Yves Coppieters, professeur de santé publique à l’ULB, aborde ce déconfinement avec plus de réserves : "C’est très bien d’anticiper mais il faut surtout rester prudent. Il faut que ça soit basé sur des connaissances scientifiques et la faisabilité opérationnelle d’un minimum de gestes barrières".

Le professeur regrette l’idée originelle qui se voulait plus précautionneuse : un déconfinement en douceur, avec des essais et des erreurs, et des adaptations, tout en se donnant le temps jusqu’en septembre : "Ça me semblait une bonne idée. On doit peut-être aller plus vite, ce qui est une décision politique, mais on doit rester prudent".

Pour le professeur, c’est un fait :

La Flandre va trop vite

En tant qu’épidémiologiste, Yves Coppieters estime qu’il manque un temps d’observation, nécessaire pour constater que les mesures sont efficaces et qu’il n’y a pas de reprise de l’épidémie.

Trop rapide pour les uns, trop lente pour les autres, la reprise des écoles est une étape déterminante pour un retour à une vie normale. Elle n’en reste pas moins extrêmement compliquée à mettre en œuvre.

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