Retour aux masques : en tissu, en papier ou en plastique, quel est le meilleur choix ?

C'est désormais officiel : le port du masque sera obligatoire, dans une série de nouveaux lieux publics, à partir de ce samedi. Pour aller faire vos courses, au cinéma ou au musée, il faudra désormais se couvrir le nez et la bouche. Une mesure plus que nécessaire, comme le rappelait l'ancien porte-parole du centre interfédéral de crise, Emmanuel André. "L’utilisation responsable des masques n’est pas un débat politique : c’est une nécessité absolue, surtout en ces temps de calme transitoire", écrivait-il sur Twitter.

Porter un masque oui, mais lequel ? Masque chirurgical ? En papier, en tissu ? Beaucoup sont disponibles, que ce soit en pharmacie, auprès de la commune ou même à fabriquer soi-même. Ils n'offrent pas tous la même sécurité, comme l'explique le journal anglais The Guardian.

Sur ce sujet-là, les masques chirurgicaux N95 (bombés) sont les plus performants, suivis des masques chirurgicaux classiques. Concernant les masques en papier et en tissu, la question est plus complexe, et n’est pas tranchée, précise le Guardian. "Le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) suggère que n’importe quelle protection, même un bandana, est meilleure que rien du tout", note le journal. Comme l’avait expliqué le SPF Santé en Belgique, pour un masque artisanal, les matériaux les plus performants pour filtrer les gouttelettes sont les sacs d’aspirateurs ou les essuies de cuisine.


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Mais si les masques N95 sont les plus performants, ils sont aussi les plus coûteux, et sont en quantité limitée. "Même les pays qui ont imposé le port du masque ont généralement suggéré que de tels masques devaient être réservés aux professionnels de santé ou aux populations les plus à risque", note le Guardian. La pénurie de masques dans plusieurs pays a d’ailleurs poussé les Etats à faire appel à des artisans bénévoles pour fabriquer à grande ou moyenne échelle des masques en tissu.

La question de la pollution mérite aussi d’être soulevée : beaucoup de masques à usage unique qui sont disponibles dans le commerce sont faits de plusieurs couches de plastique. "Selon une étude de l’University College de Londres, si chaque personne au Royaume-Uni utilisait un masque à usage unique par jour pendant un an, cela représenterait plus de 66.000 tonnes de déchets plastiques contaminés !", s’inquiète le Guardian.


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En Belgique, les masques jetables sont régulièrement retrouvés à terre, un grand danger sanitaire et écologique. "Ce masque est composé de polypropylène, la matière qui compose par exemple les feutres géotextiles utilisés dans l'agriculture. Et ces feutres ont une durée d'utilisation de 25 ans, cela veut dire qu'ils ne commenceront à se dégrader qu'après 25 ans", expliquait Marc Sautelet, chargé de projet Zero Waste Belgium. Leur existence réelle dans l'environnement se calculerait, elle, en centaines d'années...Il vaut donc mieux utiliser au maximum des masques réutilisables, à condition de bien les laver.

Enfin, une question revient souvent : lorsqu'on porte des lunettes, comment éviter de les embuer avec sa respiration ? Selon le masque que vous utilisez, ce sera plus ou moins facile. Certains masques possèdent une arête métallique afin de fermer le haut du masque, mais d'après certains, ce n'est pas très efficace. Il faut pour cela que le masque soit assez grand. Des accessoires sont également en vente sur Internet.

Extrait de notre 13h de la mi-journée

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