Résultats "médiocres" au test d'orientation des étudiants en médecine

Les résultats de ce test ne reflètent en rien ce qu'il se passera en fin d'année, estime Yvon Englert.
Les résultats de ce test ne reflètent en rien ce qu'il se passera en fin d'année, estime Yvon Englert. - © ERIC ESTRADE - BELGAIMAGE

Le test d'orientation des étudiants en médecine a été organisé pour la deuxième fois. C'est le précédent ministre de l’Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt qui l'avait instauré. Il n’est pas obligatoire, mais vivement conseillé, et a pour objectif de faire comprendre aux candidats étudiants en médecine leurs points forts et leurs points faibles. Et ces faiblesses sont d'ailleurs manifestement nombreuses, car les résultats sont inquiétants.

À peine 5,8% des étudiants qui ont présenté la session de septembre de ce test d'orientation l'ont réussi. Et ces résultats pour le moins interpellants se retrouvent dans presque toutes les matières.

"Les résultats sont plus mauvais cette fois-ci, mais restent grosso modo dans la même logique depuis le début, c'est-à-dire médiocres, et particulièrement mauvais en physique", commente Yvon Englert, Président des doyens des facultés de médecine.

Le test est-il trop difficile ou les étudiants sont-ils vraiment... nuls ? "Non, si vous dites que ceci reflète ce qu'il va se passer à la fin de la première année de médecine, cela veut dire que vous considéreriez que, pendant toute leur première année universitaire, ils n'apprendraient rien. 25 à 30% des étudiants inscrits en première médecine vont passer en deuxième."

Le Professeur Englert n'a constaté l'an dernier qu'une faible diminution des inscriptions. Néanmoins, les doyens vont étudier la question de près. "Ceux qui ont les plus mauvais résultats n'ont pas les acquis nécessaires pour réussir et c'est cela que l'analyse de comparaison des résultats du test et des résultats de première médecine doit nous permettre d'objectiver, et donc de savoir où il faut porter l'effort."

Ce test d'orientation ne préfigure pas l'instauration d'un véritable examen d'entrée, estime le doyen. Ce qui est sûr en revanche, c'est que, pour les 3400 étudiants qui l'ont présenté, il a fait l'effet d'un véritable électrochoc.

Thierry Vangulick