Rentrée scolaire 2020 sous Covid: des files et des larmes

Le 1er septembre est synonyme de rentrée en Belgique pour les élèves des maternelles et primaires. Une rentrée particulière inscrite sous le signe de la prévention du coronavirus. Les enfants devaient entrer au compte-gouttes, créant des embouteillages devant certaines écoles.

Pour la famille Graindorge, cette rentrée marque un jour important. Clara, leur fille aînée, entre en deuxième primaire. Jules, quant à lui, va connaître son premier jour de classe en première maternelle.


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A l’arrivée de la famille devant la grille de l’école Saint-Martin d’Assesse, le premier à entrer est le benjamin de la famille, suivi de sa maman. Aucun parent n’est censé passer la grille pour déposer son enfant, excepté les parents d’élèves de première maternelle. Après quelques minutes à câliner son enfant, la maman doit quitter la classe… Un moment difficile. "Je savais bien qu’il risquait de pleurer… C’est arrivé. Mais dans cinq minutes, je suis sûr qu’il retrouvera le sourire avec ses camarades de classe."

C’est ensuite au tour de Clara de faire son entrée. Sauf que cette fois, les parents doivent rester devant la grille. Pas question d’entrer dans la cour d’école. "Elle est rentrée comme une lettre à la poste, explique fièrement son papa. C’est une première journée d’école, mais je suis sûr que ça va bien se passer."


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Immersion dans une salle des profs à Châtelet, dans notre JT 19h30 :

Une adaptation pas toujours facile

Comme les parents de Carla, des dizaines de familles ont été contraintes de laisser leurs enfants devant la grille de l’école. Une mesure qui fait partie du protocole sanitaire de la rentrée. "On doit s’adapter à des choses qui ne sont pas toujours évidentes, explique Thierry Scoyer, directeur de l’école Saint-Martin d’Assesse, qui se réjouit que la rentrée se soit bien passée. On nous demande désormais de suivre des mesures qui nous coûtent très cher, sans que cela soit suivi de l’octroi de moyens. Donc, on fait ce qu’on peut. Mais suivre l’ensemble des mesures, ça me paraît impossible."

L’école Saint-Martin pense que le protocole sanitaire – qui oblige notamment les professeurs à porter le masque — restera d’application au moins jusqu’à fin 2020. 

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