Rentrée en code jaune : "A 10 jours de la rentrée c'est confus", nous écrit une maman anxieuse. On vous explique

Cette rentrée des classe, Solenne, dont les enfants fréquentent l’enseignement fondamental, la voit approcher avec anxiété. "On nous parle d’une rentrée normale. Mais je me demande est ce que nous aurons la possibilité de déposer nos enfants en classe pour le premier jour ou devrons-nous les laisser devant le portail comme c’était le cas en mai ? Est-ce que les enfants seront à l’école comme à l'armée dirigée par bulles toute au long de l'année ?"

Avant toute chose, si certains ont parlé de "rentrée normale", c’est pour symboliser le retour de tous les enfants, quel que soit leur âge, à l’école, les cinq jours de la semaine. Mais vu la situation actuelle du Covid-19, le léger rebond de l’épidémie cet été, il est clair que cette rentrée ne sera pas "normale". Si c’était le cas, son code couleur serait le vert. "Et ça n’arrivera que si l’on trouve un vaccin", suppute-t-on au cabinet de la ministre de l’Enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Code jaune : vigilance accrue

Le code couleur de cette rentrée est le jaune. Cela signifie qu’une vigilance accrue est recommandée, que les mesures de sécurité seront plus strictes que d’habitude. Le gel hydroalcoolique, les gants, les masques, ont fait leur entrée dans les écoles en juin et ne sont pas prêts d’en ressortir. L’hygiène des mains, l’aération et la ventilation restent renforcées.


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Les adultes doivent respecter la distanciation sociale. Et si cette distance ne peut être garantie, les adultes portent un masque.

Le code jaune prévoit également qu’on évite les regroupements de parents devant l’école et dans le cas où ce ne serait pas possible, de respecter les distances physiques et le port du masque.

Absence de bulle

La présence de personnes étrangères à l’établissement scolaire est moins limitée qu’en code orange mais reste déconseillée. Théoriquement, les parents ne sont donc pas les bienvenus dans l’école. Chaque direction pourra toutefois décider si elle laisse exceptionnellement les parents d’un enfant de classe d’accueil ou de première maternelle entrer dans la classe les tous premiers jours de la rentrée.

Par contre, en code jaune, il n’y a plus de "bulle" : les enfants pourront donc jouer ensemble dans la cour de récréation.


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Toutes ces règles sont réunies dans la Circulaire 7626 de la ministre de l’Enseignement Caroline Désir. On nous annonce au cabinet que celle-ci sera encore légèrement adaptée cette semaine, suite à la décision annoncée vendredi de rouvrir les écoles.

Solenne enchaîne : "On nous oblige à les mettre à l’école sans savoir ce que la rentrée donnera. En gros vous êtes obligés de les mettre à l’école, mais il y a un risque. Comment être serein ?".

"Peu de cas après le retour à l'école en mai et juin"

Pierre Smeester, infectiologue, pédiâtre à l’Hopital des enfants Reine Fabiola (HUDERF) et membre de la Task force pédiatrique relativise le risque. "Le risque lié au coronavirus pour les enfants est négligeable d’un point de vue statistique et nettement inférieur à tous les autres risques que les enfants courent en permanence et de tout temps : le risque de contracter une méningite, un cancer infantile, ou même de tomber à vélo en traversant la rue".

"On a l’expérience de deux mois de retour à l’école en mai et juin qui se sont bien passés et ont suscité très peu de cas de Covid-19 chez les enfants, tout comme les camps scouts de cet été. Par ailleurs, à l’hôpital des enfants, nous n’avons plus eu d’enfants malades du coronavirus depuis plusieurs mois", conclut-t-il.

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