Rentrée du supérieur: ce qui change pour les étudiants de 25 ans et plus

Etudier à 25 ans et plus, cela peut coûter cher
Etudier à 25 ans et plus, cela peut coûter cher - © BELGA

La rentrée, c'est ce jeudi pour les étudiants du supérieur. Si certains ont tout juste atteint la majorité pour rentrer en première année de bachelier, d’autres sont plus âgés, voire "trop" âgés pour bénéficier des avantages du statut d’étudiant. Pourtant, cette catégorie grossit ses rangs chaque année selon les chiffres de l’ARES.

Débuter, continuer ou terminer un cursus quand on a 25 ans et plus n’est pas bon marché. Voici ce qui change lorsqu’un étudiant passe le cap du quart de siècle :

Les transports

Fini les tarifs préférentiels des transports en commun. À la STIB, un étudiant paie son abonnement 50 euros par an, puis il devient gratuit à partir du 3ème étudiant de la famille. Une fois atteint les 25 ans, l’étudiant doit débourser le prix plein, soit 499€ par an.

En Wallonie, un abonnement TEC pour les étudiants (jusque 24 ans inclus) varie entre 126 et 216 euros par an, selon les zones choisies. Une fois l’âge dépassé, l’abonnement annuel varie entre 312 et 448 euros.

Pour la SNCB, l’étudiant peut utiliser un "Go Pass" (5,1 euros/trajet) et une carte "Campus" (autour d’1 euro/trajet) qui lui permettent de voyager à prix réduit jusque 25 ans inclus, une fois 26 ans, la solution la moins chère qui s’offre à lui est le "Rail Pass" : 7,6 euros le trajet.

Les allocations

Adieu les allocations familiales. Entre 18 et 24 ans inclus, les parents reçoivent 28,16 euros par mois pour le premier enfant et 62,15 euros par mois pour le second, le troisième et ainsi de suite. Mais une fois atteint l’âge de 25 ans, les allocations disparaissent, même si la personne ne bénéficie pas encore d’un revenu salarial et qu’il est toujours à charge de ses parents.

Terminé la prime de rentrée scolaire qui intervient une fois par an avant la rentrée scolaire. Celle-ci varie selon certains critères de 81,60 euros par enfant à 112,62 euros par enfant et ce, jusque l'âge de 24 ans (inclus). 

Les activités culturelles

Au revoir les tarifs préférentiels pour les activités culturelles. Par exemple, si vous avez 25 ans et que vous décidez d’aller visiter le Musée Magritte à Bruxelles, vous bénéficierez encore du tarif jeune à 2 euros la visite. Une fois 26 ans, l’entrée au musée passe à 8 euros.

Et les parents dans tout ça ?

Avoir un enfant âgé de 25 ans toujours étudiant "cela a un impact sur le budget", explique Didier Bruylant, dont la fille aînée approche les 26 ans et étudie toujours.

"L'allocation perdue signifie une totale prise en charge par les parents. À 25 ans on peut être encore aux études ou simplement en stage non-rémunéré. L'impact dépend de la charge à payer, mais on perd aussi l'allocation de rentrée. Les frais trimestriels de mutuelle sont aussi à charge des parents, ainsi que les frais de transport, les fournitures scolaires, les frais de communication, de travaux scolaires, etc. Maintenant on paie tout au prix plein et on ne bénéficie plus d'aucune aide", raconte le père de famille. 

" Un pur scandale "

Pour la présidente de l'Union des Etudiants de la Communauté Française (UNECOF), Opaline Meunier, cette situation est "un pur scandale. Il y a 60% de taux d'échec en première année de bachelier. Certains étudiants partent apprendre une langue à l'étranger, certains doublent une année voire plus, d'autres étudiants décident de poursuivre leurs études après un premier cursus ou de faire un master complémentaire. Et bien tous ces étudiants sont punis. Dans ce modèle, on n'est pas étudiant en fonction du statut mais en fonction de l'âge. Pourtant, on constate qu'ils sont chaque année un peu plus nombreux à étudier à l'âge de 25 ans et plus ", déplore la présidente. 

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