Rentrée contrôlée dans l'atmosphère du laboratoire spatial chinois Tiangong 2

Rentrée contrôlée dans l'atmosphère du laboratoire spatial chinois Tiangong 2
Rentrée contrôlée dans l'atmosphère du laboratoire spatial chinois Tiangong 2 - © HANDOUT - AFP

Le laboratoire spatial chinois Tiangong-2, après avoir passé plus de 1.000 jours en orbite, est rentré vendredi sans encombre dans l'atmosphère terrestre, une opération contrôlée et planifiée qui complète avec succès les dernières expérimentations de l'ambitieux programme spatial chinois, selon l'agence spatiale chinoise.

Tiangong-2, ou "Palais céleste", qui avait été placé sur orbite en septembre 2016, a effectué une rentrée dans l'atmosphère sous contrôle vers 21H06 heure locale (13H06 GMT) vendredi, a annoncé l'agence spatiale chinoise (CMSA).

Une petite quantité de débris du vaisseau spatial est tombée "dans une zone maritime sécurisée et prédéterminée dans le Pacifique Sud", selon l'agence.

Le laboratoire spatial aura passé plus de 1.000 jours en orbite, bien plus que son espérance de vie initialement évaluée à deux ans, a souligné l'agence officielle chinoise Xinhua.

Zhou Jianping, concepteur en chef du programme des vols habités chinois, a déclaré à l'agence que la rentrée contrôlée dans l'atmosphère couronnait de succès l'ensemble des expérimentations réalisées dans le laboratoire spatial.

La Chine concentre à présent ses efforts sur les préparatifs en vue de la construction de la future station spatiale chinoise, a ajouté Xinhua, citant l'agence spatiale.

Ce retour sous contrôle représente un succès pour le programme spatial chinois dirigé par l'armée après avoir connu quelques défaillances. Un premier laboratoire spatial Tiangong-1 s'était désintégré lors de son retour sur Terre en avril 2018, deux ans après qu'il eut cessé de fonctionner.

Tiangong-1 avait été mis sur orbite en septembre 2011, un essai dans le cadre des efforts déployés par la Chine qui ambitionne de construire sa propre station spatiale d'ici 2022, mais il avait cessé de fonctionner en 2016.

Les autorités chinoises avaient nié que le laboratoire avait échappé à leur contrôle.

La station spatiale internationale, fruit d'une collaboration entre les Etats-Unis, la Russie, le Canada, l'Union européenne et le Japon, est opérationnelle depuis 1998, mais elle doit être retirée en 2024.

Pékin sera alors la seule puissance détentrice d'une station spatiale en orbite, mais celle-ci sera bien plus petite que la station spatiale internationale qui pèse 400 tonnes et est aussi grande qu'un terrain de football.

La Chine est devenue en 2003 le troisième pays à lancer des hommes dans l'espace, après l'Union soviétique et les Etats-Unis.

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