Remédiation : business ou nécessité pour lutter contre l'échec scolaire?

Remédiation : business ou nécessité pour lutter contre l'échec scolaire?
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Remédiation : business ou nécessité pour lutter contre l'échec scolaire? - © SolStock - Getty Images

L'échec scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles pèse lourd : plus de 373 millions d'euros. Ce sont les chiffres avancés par Sudpresse ce lundi, qui a calculé le coût moyen d'une année dans l'enseignement obligatoire ordinaire de plein exercice, multiplié par le nombre de redoublants de la maternelle au secondaire.

Une année d'étude coûte, par élève, entre 3400€ et 7400€ du maternel au secondaire ordinaire, et de 5300€ à 7800€ dans le supérieur. L'enjeu est donc réel.Il l'est pour les pouvoirs publics, bien sûr, mais il est aussi sur le plan individuel. Un redoublement n'est jamais un moment facile dans le parcours de l'élève ou de l'étudiant.

En cette période où les examens de passage commencent, le secteur de la remédiation est donc très sollicité. Cours particuliers, cours en groupe, étude surveillée, retraites spécialisées, suivi tout au long de l'année, enseignement agréé ou cours au noir, tout existe sur le marché. Avec quels résultats ? Peut-on faire confiance à toutes les structures existantes ? A quoi faut-il faire attention lorsqu'on paye à son enfant des cours de remédiation ? Les prix demandés sont-il prohibitifs?

La multiplication des possibilités de remédiation est-elle la preuve que le système d'enseignement est dépassé par le problème ? D'ici 2030, la ministre de l'enseignement Marie-Martine Schyns espère diminuer de moitié le nombre de "redoublements", c'est noté dans le Pacte d'Excellence. Est-ce illusoire ?

Ce sont toutes les questions auxquelles nous tenterons de répondre avec nos invités.

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