Remboursement ordonné pour le Dieselgate: Test Achats espère que l'exemple allemand va être suivi en Belgique

Dans un arrêt qui devrait être déterminant pour des dizaines de milliers de procédures, la plus haute juridiction allemande a condamné lundi Volkswagen à rembourser en partie un client qui avait acheté une voiture équipée d'un moteur diesel truqué, cinq ans après la révélation de ce scandale tentaculaire.

Les juges de la Cour fédérale allemande (BGH) ont notamment estimé que l'achat d'une voiture équipée d'un moteur truqué constituait un préjudice en soi, même si, comme Volkswagen l'avait argumenté, le véhicule restait "utilisable".

Volkswagen va désormais "proposer" des solutions à l'amiable pour solder "une grande partie des 60.000 procédures individuelles en cours" explique le groupe dans un communiqué.

Idem en Belgique?

Une très bonne nouvelle pour Test-Achats, qui avait regroupé les plaintes des clients belges lésés, "puisque dans le cadre de l’action collective introduite en 2016, nous demandons également le remboursement des sommes qui ont été investies dans l’achat du véhicule, et donc nous espérons que cette décision en Allemagne influence de manière positive l’issue de la procdéure en Belgique" a expliqué la porte-parole du mouvement Julie Frère.

Selon quel montant, c'est difficile à dire: en Allemagne, la procédure concernait un véhiucle qui coûtait un peu plus de 30.000 euros et le juge a tenu compte de l’usure du véhicule et a ordonné un remboursment de 25.000 euros. "Il est difficile de se concentrer sur un montant précis, fait remarquer Julie Frère. Selon les pays, il y a eu des accords sur des montants particuliers. On n’est pas opposés à un règlement amiable, et il n’y a pas de raison pour qu’on ne puisse pas trouver d’accord dans d’autres pays et pas en Belgique".

Mais tant que ce règlement n'est pas sur la table, Test-Achats maintient son action en justice.

"La justice est un peu engorgée en Belgique, donc les dates de plaidoiries sont fixées à 2022, il faudra donc un peu de patience mais nous estimons que c’est un combat qui mérite d’être mené" conclut Julie Frère.

 

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