Red Alert Belgium : pour le secteur culturel, "il est minuit moins cinq avant le naufrage"

Red Alert Belgium: pour le secteur culturel, "il est minuit moins cinq avant le naufrage"
Red Alert Belgium: pour le secteur culturel, "il est minuit moins cinq avant le naufrage" - © centre culturel de Dinant

Les façades vont se colorer de rouge un peu partout ce vendredi soir. De nombreux lieux culturels en Belgique et à l’étranger vireront symboliquement au rouge en illuminant ou en "coloriant" leur façade pour dénoncer le traitement réservé au secteur par le pouvoir politique depuis le début de la crise du coronavirus.

"Il est minuit moins cinq pour la culture en Belgique et en Europe": c’est le message que va tenter de faire passer le secteur culturel belge et européen ce vendredi 28 août en parant différents lieux culturels de la couleur rouge, signe de l’alerte, de l’urgence.

"Après quatre mois de mesures anti-corona, le secteur culturel est aux abois", explique-t-on au centre culturel de Dinant qui participe à l’action avec plus d’une centaine d’autres lieux qui ont déjà confirmé leur participation dont le Théâtre national, le Théâtre des Martyrs, le PBA de Charleroi, le Manège à Mons ou la maison des jeunes de Sambreville et donc le centre dinantais : "A 21h, nous allons éclairer la façade en rouge et mettre un message pour expliquer au passant pourquoi nous participons à cette action, explique Laura Douxfils. Le secteur est complètement à l’arrêt et il n’y a plus de travail pour tous les métiers du secteur et il faut que cela s’arrête car nous allons vers le naufrage. Ces milliers de personnes ont besoin que les choses bougent tout simplement pour vivre !"

"Pas de traitement préférentiel mais juste une reconnaissance de notre rôle"

L’action veut être un appel aux décideurs politiques afin que le secteur reçoive une plus grande reconnaissance de son rôle fondamental dans la société mais aussi son rôle économique. Comme le souligne le communiqué : "Nous ne voulons pas de traitement préférentiel, mais nous ne voulons pas un traitement discriminant au regard d’autres secteurs", expliquent l’ACC (Association des Centres culturels), l'AssProPro (l’Association des Programmateurs Professionnels) et l’Astrac (le réseau des professionnels en centres culturels), qui soutiennent activement l’action.

Ce mouvement a pris naissance au Royaume-Uni mais se répand depuis dans tout l’Europe.

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