Réchauffement climatique: les projections du GIEC pas assez alarmistes, selon une étude de l'ULiège

Il y a une semaine, le GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat mettait en garde les États sur les conséquences pour la planète du réchauffement climatique de plus d’1,5°C 

Une étude de chercheurs du laboratoire de climatologie de l’Université de Liège, à laquelle nous avons eu accès et qui sera publiée dans la revue scientifique The Cryosphere, est encore plus alarmiste. Selon leur modèle, la fonte de la calotte glacière du Groenland pourrait être deux fois plus importante que prévu par les derniers modèles du GIEC.

"Ces dernières années, on a observé au niveau du Groenland des changements de circulation atmosphérique, détaille Xavier Fettweis, chercheur qualifié FNRS et climatologue à l'ULiège. C'est-à-dire des anticyclones beaucoup plus fréquents qu'avant. D'habitude, en été au Groenland, on avait des dépressions. Mais ces derniers étés on a eu plutôt beaucoup plus d'anticyclones. Comme on a eu cet été en Belgique : chaud, sec et très ensoleillé."

Je pense que le rapport du GIEC a tiré une sonnette d'alarme

Problème : "Les modèles utilisés par le GIEC ne simulent pas ces changements de circulation. Donc a priori le climat du futur pour le GIEC, c'est le climat présent (auquel s'ajoutent) X degrés. On a montré dans l'étude que, si on a ce changement de X degrés plus le changement de circulation, (alors) la fonte du Groenland serait multipliée par deux".

"Je pense que le rapport du GIEC a tiré une sonnette d'alarme, estime Xavier Fettweis. Et ici cette étude montre que ce n'est pas exagéré ce qu'ils ont dit au niveau des calottes polaires. Ils sont même en deçà de ce qu'on observe actuellement."

L’avenir sombre de notre planète dévoilé par le rapport du GIEC

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