Réacteur EPR: "risque d'accident majeur" prouvé par une étude, selon les antinucléaires

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Des associations antinucléaires ont annoncé samedi avoir reçu d'une source anonyme interne à EDF des documents concernant l'EPR en construction à Flamanville (Manche) et montrant, selon elles, que ce réacteur nucléaire de 3e génération présentait un "risque d'accident majeur".

Le réseau Sortir du nucléaire, l'Observatoire du nucléaire et le Comité de réflexion, d'information et de lutte antinucléaire (Crilan) disent avoir tous trois reçu "très récemment" cette étude confidentielle, "provenant de l'intérieur d'EDF et s'appuyant sur des documents internes à celle-ci", précise Didier Anger, président du Crilan, dans un communiqué.

L'étude démontre, selon lui, "la possibilité d'un accident grave" sur l'EPR.

"Certains modes de pilotage du réacteur EPR peuvent provoquer l'explosion du réacteur à cause d'un accident d'éjection de grappes", précise Philippe Brousse, directeur du réseau Sortir du nucléaire dans un autre communiqué. "Il semble donc bien, poursuit-il, que la conception de l'EPR accroisse le risque d'un accident de type Tchernobyl".

"Les grappes servent à contrôler la puissance du réacteur, à le piloter. Ce sont à la fois l'accélérateur et le frein", précise le Crilan. L'accident d'éjection de grappes peut donc "se comparer au blocage de l'accélérateur, à fond", explique le comité.

Ces "révélations" interviennent alors que doit se tenir lundi et mardi une conférence internationale sur la technologie nucléaire à Paris, animée par le directeur général de l'AIEA, et que doit s'ouvrir le 24 mars le débat public sur le projet de deuxième réacteur EPR sur le site de la centrale nucléaire de Penly, près de Dieppe (Seine-Maritime).

La construction du premier EPR à Flamanville a commencé en 2007 sur un site qui compte déjà, comme celui de Penly, deux réacteurs de 1.300 MW.


AFP

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