Rassemblement d'étudiants en médecine devant la Fédération Wallonie-Bruxelles

Une soixantaine d'étudiants manifestaient ce vendredi midi devant les locaux du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour exprimer leur mécontentement par rapport à l'examen d'entrée que les reçus-collés devront passer s'ils veulent accéder à la deuxième année.

Plusieurs associations étudiantes ont introduit un recours au Conseil d’État contre ce concours. Le Conseil d’État les a déboutés fin du mois de juillet, début du mois d’août. Une décision que la FEF, la Fédération des Etudiants Francophones regrette parce qu'elle n'est assortie d'aucune solution "sur le fond".

Le problème se pose pour les étudiants qui ont terminé maintenant leur première année, qui l’ont réussi mais qui n’ont pas été repêchés, ce qu’on appelle les reçus-collés. Pour le moment, donc, et faute de mieux, en faculté de médecine, les professeurs encouragent les étudiants dans le cas à terminer la seconde session et à préparer l'examen d'entrée.

C'est dur mais c'est important

"C'est un message que l'on a bien essayé de faire passer dans les différentes universités, explique Marco Schetgen, doyen de la faculté de médecine de l'ULB. Il faut vraiment qu'ils tentent cet examen d'entrée, il ne faut pas oublier que s'ils le réussissent et qu'ils ont obtenu suffisamment de crédits déjà en première année, ils pourront passer en deuxième année. Il faut donc effectivement rouvrir les syllabus, c'est évidement assez dur mais je pense que c'est important s'ils sont motivés pour devenir médecins ou dentistes". 

Les étudiants dénoncent une "situation invraisemblable"

Mais pour les associations étudiantes, il n'est pas question de renoncer. Dans un communiqué commun, elles dénoncent "une situation invraisemblable et pourtant bien réelle que les organisations de représentation étudiante déplorent fermement et continueront à dénoncer avec force devant le siège du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ce jour".

"Il est inacceptable que les étudiant(e)s subissent un nouveau jeu politique de renvoi de balle entre la FWB et l’Etat fédéral, alors que des quotas ne correspondent à aucune réalité, continent les étudiants dans le communiqué. Les associations étudiantes demandent d’ailleurs, et ce depuis longtemps, la mise en place d’un cadastre dynamique".

C'est André Flahaut, le ministre du budget, le ministre de "garde" en Fédération Wallonie-Bruxelles qui devrait rencontrer les étudiants ce vendredi après-midi. Une rencontre avec un membre du cabinet Marcourt, le ministre de l'Enseignement supérieur, est prévu également. 

 

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