Rapport de la ligue des droits humains: "il faut aider les familles des détenus, qui sont aussi touchées par la peine"

La Ligue des droits humains rend public un rapport sur les visites en prison. Dans le cadre de la réalisation de ce rapport, une centaine de personnes ont été interrogées dans 6 prisons en Belgique. Le but de ce rapport est de renforcer les liens entre les détenus et leurs proches. Pour le coordinateur de ce rapport, et président de la Commission prison de la Ligue des droits humains, "les visiteurs, lorsqu’ils entrent en prison, sont d’abord confrontés au trajet pour y aller, un transport qui est parfois long, et surtout coûteux pour beaucoup de visiteurs. Puis ils sont confrontés à une attente qui peut durer entre une demi-heure et une heure, un accueil qui n’est pas toujours au mieux et peut-être une incompréhension de part et d’autre des barreaux, mais aussi avec les agents pénitentiaires."

Il évoque aussi un certain malaise chez les visiteurs. " Aller en prison, c’est aussi être confronté au système carcéral, ce sont des fouilles, et des fois des fouilles à nu ou en tout cas un système de sécurité qui doit vérifier ce qu’ils amènent. Et c’est aussi une incompréhension face à des rejets de demandes qui n’étaient pas prévues ou aussi face à un temps de visite qui est très court alors que le trajet peut être parfois assez long".

Quelles sont les recommandations ?

"On en a plusieurs", affirme le coordinateur de ce rapport et aussi le Président de la Commission Prison de la Ligue des droits humains, Damien Scalia. "On a d’abord des recommandations financières, c’est-à-dire aider les personnes qui doivent aller faire des visites de prison, parce que c’est parfois compliqué. Les transports sont parfois compliqués si on doit aller dans des prisons comme Ittre, qui ne se trouve pas au centre-ville. On a des recommandations financières, et matérielles, mais aussi des recommandations pour que se rencontrent les agents pénitentiaires et les familles pour que chacun comprenne d’où il part, et la situation dans laquelle il est, puisque les agents pénitentiaires sont aussi confrontés au carcéral, il ne faut pas l’oublier. Mais les familles, alors même que l’on parle toujours d’une peine qui touche les détenus, sont touchées par la peine. Je pense donc qu’en dernière recommandation, il faut aussi réviser ou repenser cette pénalité, et notamment l’emprisonnement", souligne-t-il.

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