Rapport de l'Afsca: Veviba a exporté vers Hong Kong, la Côte d'Ivoire et le Kosovo

Dans son rapport remis ce lundi à l'attention du ministre Denis Ducarme, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) se défend, reconnaissant que c'est une affaire fâcheuse pour elle aussi. L'ampleur de la fraude l'a "particulièrement surprise" et est "inacceptable".

Le rapport met en évidence la découverte de "viandes non destinées à la consommation humaine (plaie de saignée)" qui ont été utilisées dans une préparation de viande de boeuf hachée. Il souligne le "risque pour le consommateur lié à la présence de listeria et d'Escherichi coli. Ce risque est accru si la viande hachée préparée avec ces plaies de saignée est destinée à être consommée crue". 

La viande congelée provenant des installations de Veviba à Bastogne a été exportée vers trois pays : Hong Kong, la Côte d'Ivoire et le Kosovo, apprend-on également dans le rapport.

Restriction budgétaire

Le rapport de l'Afsca défend aussi son personnel, en expliquant que les contrôleurs et inspecteurs consacrent tout leur temps aux contrôles, avec beaucoup de zèle, de passion et de dévouement. Mais l'agence insiste sur le fait que "les contrôleurs ne sont pas toujours suffisamment armés pour lutter contre la fraude, surtout quand celle-ci est bien organisée". Il faut, dit le rapport, repenser la manière dont l'Afsca doit aborder, dans le futur, les enquêtes relatives aux fraudes telles que celle de Veviba.

Le patron de l'Afsca souligne par ailleurs que l'agence fait face à des mesures de restriction budgétaire : les effectifs sont passés de 1161 équivalents temps plein en 2014 à 1062 équivalents temps plein en 2018. Le nombre de missions effectuées a diminué. 

Enfin, dans son rapport, le patron de l'Afsca Herman Diricks insiste sur le fait qu'il n'existe aucune indication sur une éventuelle collusion entre un collaborateur de l'Afsca et des entreprises du groupe Verbist.

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