"Quelle taille a la vôtre?": Greenpeace devant la centrale de Doel

Action de Greenpeace devant la centrale nucléaire de Doel: "Quelle taille a la vôtre?"
Action de Greenpeace devant la centrale nucléaire de Doel: "Quelle taille a la vôtre?" - © Belga

Greenpeace a déployé mardi matin une bannière sur un pylône électrique en face de la centrale nucléaire de Doel, avec le slogan "Quelle taille a la vôtre?", en référence aux 13 000 "micro-fissures" relevées sur le réacteur de Doel 3. Les activistes veulent sensibiliser la population à la politique énergétique du gouvernement.

L'organisation environnementale a pris d'assaut un pylône électrique de 170 mètres relayant l'électricité produite par la centrale vers le port d'Anvers. Outre la bannière déployée, une tente a été suspendue à 40 mètres de hauteur. Quatre activistes y camperont jusque jeudi. Une trentaine de personnes participent à l'opération, dont des militants venus d'Allemagne, de France et des Pays-Bas.

La police s'est rendue sur place pour surveiller le déroulement de l'action, qui a lieu en partie sur l'Escaut, et hors de la zone de la centrale nucléaire.

L'opération "Quelle taille a la vôtre?" ("Hoe groot is uw scheur", en néerlandais) se décline aussi sur les médias sociaux, car Greenpeace invite le grand public à prendre des photos de fissures et à les poster sur internet.

L'organisation souhaite mobiliser les citoyens au sujet de la politique énergétique du gouvernement. "Redémarrer un réacteur aussi dangereux que Doel 3 et prolonger des réacteurs aussi usés que ceux de Doel 1 et Doel 2 serait de la pure folie" explique la chargée de mission chez Greenpeace, Juliette Boulet.

"La population doit pouvoir s'exprimer à propos de la prolongation du nucléaire en Belgique, et sur le redémarrage de réacteurs" a-t-elle ajouté.

De premières auditions sur la prolongation des activités des réacteurs nucléaires de Doel 1 et Doel 2 ont lieu aujourd'hui à la Chambre, sur base de la proposition de la ministre fédérale de l'Énergie, Marie-Christine Marghem.

Greenpeace a en outre entamé une procédure judiciaire contre l'État belge en regard du respect de conventions internationales obligeant notamment un État à mener une consultation publique transfrontalière en cas de redémarrage de réacteur. 


Belga

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