Quel bilan économique et psychologique tirer de cet hiver doux ?

Quel bilan économique et psychologique tirer de cet hiver doux ?
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Quel bilan économique et psychologique tirer de cet hiver doux ? - © BERTRAND LANGLOIS - BELGAIMAGE

Sur le site Atlantico, Frédéric Decker, météorologue et géographe, Jean-Louis Bertrand, professeur de finance et Patrick Guérin, psychologue, tirent les leçons, chacun dans leur domaine, de cet hiver (trop ?) doux.

Du point de vue économique, ce sont plutôt des bonnes nouvelles pour le citoyen. La facture de chauffage a diminué, il y a moins de frais engendrés par le salage des routes ainsi que pour leur réparation, l’éolien a bien tourné. Par contre, le secteur de l’énergie et les agriculteurs en ont souffert.

Et de pointer que pour les entreprises, le plus préoccupant n’est pas l’hiver particulièrement doux, mais bien la variabilité climatique. "Les entreprises savent gérer la saisonnalité de l’offre et de la demande quand la météo est normale. Quand la météo dévie de la normale, il y a des conséquences sur le volume d’activité et la rentabilité des entreprises. Et quand les anomalies météo se multiplient et qu’elles sont de plus en plus marquées, l’impact financier peut devenir très important".

Du point de vue psychologique, Patrick Guérin note que cet hiver, par son irrégularité, "perturbe aussi les habitudes culturelles qui sont un mécanisme déterminant de notre psychologie. Les européens ont depuis la nuit des temps l'habitude d'un hiver rigoureux et exigeant et cela a construit une bonne partie de leur perception du monde (angoisse vis-à-vis de l'avenir, capacité de prévision et de calcul)".

Mais, nuance-t-il, comme l’absence de lumière peut jouer sur notre moral et notre sexualité, cet hiver doux aura finalement été plutôt positif...

Lisez tous les détails sur Atlantico.

 

RTBF

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