Féminicide à Bouffioulx: que faisait l'assassin présumé d'Aurélie Montchery en liberté?

Le corps de la jeune maman de 31 ans a été retrouvé fin de semaine dernière dans le coffre d’une voiture à Bouffioulx près de Charleroi. Elle avait pourtant porté plainte en septembre dernier pour agression. Son ex-compagnon avait alors été privé de liberté. Le juge d’instruction décidera finalement de le libérer sous conditions. Il ne pouvait normalement plus l’approcher.

Alors comment une décision si importante est-elle prise ? Nous avons posé la question à Thierry Marchandise, ancien procureur du Roi de Charleroi, : "Sans doute que le juge a considéré que la détention préventive pure n’était plus nécessaire. Il a décidé en fonction des éléments de l’enquête, de ce que la police a recueilli comme information et de ce que lui a pensé du détenu. Mais c’est toujours évidemment un pari."

La libération de l’assassin présumé a été décidée à condition, entre autres, qu’il n’approche pas Aurélie Montchery. Mais comment peut-on être sûr que cette condition soit bien respectée ? "Les moyens actuels de la police ne le permettent pas. Il est impossible de mettre un policier derrière chaque libération conditionnelle. Néanmoins il est possible d’améliorer les conditions de surveillance. L’idée du bracelet électronique, comme ça se fait en Espagne, est intéressante. Il permet de géolocaliser en permanence quelqu’un qui ne peut plus rentrer en contact avec son ex-compagne."

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