Résultats du CEB: que faire en cas d'échec ?

BELGIUM - Wallonie-Bruxelles Federation Education School CEB
BELGIUM - Wallonie-Bruxelles Federation Education School CEB - © Jonas Hamers / ImageGlobe - BELGAIMAGE

Ça y est, les épreuves du CEB pour les élèves de 6e année primaire sont terminées depuis ce vendredi. Certains attendent leurs résultats avec impatience, tandis que d’autres les appréhendent. Et que faire s’ils n’avaient pas réussi ?

Que dire si votre enfant ratait son CEB ? Comment trouver les mots justes pour qu’il ne vive pas cet échec comme un drame ? Bruno Humbeeck est spécialiste de l’éducation, et il tient à délivrer plusieurs conseils : "Le principe c’est de donner du sens à cet échec. Il ne doit pas donner l’impression à l’enfant qu’il a commis une faute, ce qui serait encore pire, mais permettre de se demander ce que l’on va apprendre comment on va vivre cet échec", explique-t-il.

En cas d’échec, dramatiser la situation et la vivre comme un traumatisme peut donc s’avérer contre-productif. "Apprendre de ses échecs, c’est peut-être apprendre à échouer encore, mais à échouer mieux. Il faut que l’enfant apprenne à se connaître, à ce qui fait qu’il a échoué."

Et si un enfant échoue, "ce n’est pas parce qu’il est plus bête qu’un autre, certifie Bruno Humbeeck. C’est généralement une question de méthode d’apprentissage ou d’accompagnement scolaire. On sait que l’on peut faire réussir tous les enfants si l’on met en place des remédiations ciblées."

Apprendre de ses erreurs

Le résultat est généralement décevant pour les parents, mais Bruno Humbeeck rappelle que c’est aussi le cas pour l’enfant. Il est important de le laisser assumer ses émotions. "Il y a notamment de la tristesse. On ne va pas faire semblant d’être content si on est triste. Il faut permettre à l’enfant d’exprimer son émotion qui est la sienne. Il faut lui demander ce qui le rend triste, et surtout vérifier l’effet que cela peut produire sur l’estime de soi. Le vrai danger d’un échec est qu’il touche très fortement l’estime dans laquelle on se porte", met-il en garde.

En clair, le spécialiste de l’éducation appelle à dédramatiser d’une part, et à reculer pour mieux sauter d’autre part. "Ce qui est arrivé n’est pas un drame. Perdre une année scolaire, ce n’est jamais grave dans l’absolu. Il faut maintenant apprendre, pour l’année prochaine, à se donner les moyens de ne plus échouer, en préparant mieux cette épreuve." Beaucoup d’enfants n’auraient effectivement pas conscience des matières qu’ils connaissent bien ou de celles qu’ils maîtrisent moins selon lui.

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