Que dire aux enfants qui ont raté le CEB?

Un élève sur sept a échoué à l’épreuve du CEB. Ces élèves ont plusieurs options: passer par le conseil de classe, introduire un recours, recommencer leur 6ème primaire ou encore passer en 1ère secondaire différenciée. Une chose est sûre, il faudra trouver les mots justes pour que l’enfant ne vive pas cet échec comme un drame.

Aujourd’hui, à l’école du Bois Dailly à Schaerbeek, c’est journée sportive pour les 6e primaires, mais certains enfants manquent à l’appel. Le directeur le reconnait, les élèves qui ont raté le CEB ne sont pas venus à l’école. Pourtant, avec l’équipe pédagogique, Badr Eddine essaie de trouver les mots pour les rassurer: "Je les prends dans mon bureau pour leur expliquer que ce n’est qu’une épreuve ratée. On essaie de les valoriser par rapport au reste du groupe aussi pour d’autres raisons que leurs résultats".

L’école accompagne aussi les parents. Elle les oriente vers la psychologue de l'école, vers l'assistante sociale ou encore le centre psycho-médico-social (PMS). Pour Bruno Humbeeck, professeur de psychopédagogie à l’Université de Mons, il est important d’écouter l’enfant et de lui dire que ce n’est pas grave. L’échec, c’est le chemin de la réussite. "Il faut vraiment le présenter comme ça et pas comme quelque chose qui fait que l’univers s’effondre, qu’il n’y a plus d’avenir, que ce n’est plus possible. Donc préparer l’année prochaine, ça c’est impératif, sans torpiller les vacances. Ces vacances sont nécessaires pour reprendre son souffle. Avant de reprendre une année de manière suffisamment positive".

Le psychopédagogue trouve même un élément positif à ce taux de réussite en baisse. Cet échec sera plus facile à vivre pour l’enfant car il n’est pas seul à avoir échoué. L’impact sur son estime de soi sera donc moins important.

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