Que deviennent nos déchets nucléaires?

Que deviennent nos déchets nucléaires?
Que deviennent nos déchets nucléaires? - © ERIC LALMAND - BELGA

Chaque année en Belgique, nos centrales nucléaires produisent environ la moitié de l’électricité que nous consommons. Générant inévitablement une quantité importante de déchets radioactifs. Que sont-ils ? Quelles étapes traversent-ils avant d’être stockés ? Plongée dans notre système de gestion des déchets nucléaires…

Un déchet radioactif d’après l’ONDRAF (Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies), c’est un résidu d’activité nucléaire qui émet un rayonnement ionisant riche en énergie. Autrement dit : une irradiation qui peut modifier les atomes qu’elle traverse et donc endommager les tissus vivants, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur notre santé ou notre environnement. Et ce, pour des durées pouvant aller jusqu’à 300.000 ans.

Ce sont nos centrales nucléaires qui génèrent la majorité de ces déchets radioactifs. On parle ici du combustible utilisé lors de la réaction nucléaire, mais aussi des pièces de rechange, des vêtements de protection ou encore des résidus issus des installations de purification de l’eau et du gaz. D’autres secteurs produisent aussi des déchets radioactifs. Nos hôpitaux par exemple, utilisent chaque jour des isotopes pour diagnostiquer des maladies.

Ces déchets nucléaires sont classés en fonction de leur niveau d’activité et de leur durée de vie. Trois catégories existent : la catégorie C regroupe les déchets hautement radioactifs et générant beaucoup de chaleur, qu’ils aient une durée de vie courte ou longue.

Itinéraire d’un déchet nucléaire

De sa création à son entreposage, le déchet radioactif traverse différentes étapes. Toutes surveillées par les opérateurs de contrôle que sont l’ONDRAet l’AFCN (Agence fédérale de Contrôle nucléaire).

Quelle quantité de déchets radioactifs sur le sol belge?

Les chiffres les plus précis dont nous disposons proviennent de l’ONDRAF et concernent l’entreposage du site de Dessel. 66.000 m³ de déchets radioactifs y sont conservés, ainsi que 3800 tonnes de métaux lourds, provenant des combustibles usés des centrales nucléaires.

La quantité précise de déchets radioactifs sur le sol belge, comprenant donc aussi les stocks entreposés sur les sites de Doel et Tihange, n’est pas connue. Les données ne peuvent pas être diffusées publiquement pour des raisons de sécurité.

Néanmoins, pour donner une idée de grandeur, l’attaché de presse d’Engie Anne-Sophie Hugé, parle "d’en moyenne, un dé à coudre de déchets à haute activité, par an et par habitant".

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