Quatre individus s'emparent de l'interphone d'un train belge et y diffusent des messages antisémites, une enquête en cours

Mercredi après-midi, alors que le train qui circule entre Anvers et Maline, était quasiment arrivé à sa gare de destination, les passagers ont été témoins d'une annonce pour le moins dérangeante. Aux alentours de 17h, quatre individus ont eu accès au service d'interphone, destiné aux accompagnateurs de train, et y ont proféré des messages insultants à l'encontre de la communauté juive de Belgique. La SNCB a lancé une enquête ce jeudi matin.

Les circonstances des faits restent à l'heure actuelle encore mystérieuses et c'est la raison pour laquelle la société de transport ferroviaire belge a pris l'affaire en charge pour éclaircir la façon dont les responsables se sont emparés du micro et qui ils sont.

Les suspects en fuite

Lorsque le chef du train a entendu les messages, il en a immédiatement informé l'agence de sécurité du rail, Securail. "Mais lorsqu'ils ont voulu intervenir dans la gare de Malines, les suspects ont pris la fuite", explique l'un des porte-paroles de la SNCB, Bart Crols. "Nous avons ouvert une enquête et nous condamnons fermement les faits."

Ce genre d'incident, bien qu'exceptionnel, s'est déjà déroulé dans des trains belges. "Bienvenue dans ce train à destination d’Auschwitz. Tous les Juifs sont priés de descendre à Buchenwald", avaient pu entendre les passagers d'un train reliant Namur à Bruxelles en mai 2012. En 2015, c'est un autre type de détournement qui avait eu lieu dans les wagons d'un train entre Eupen et Ostende. L'indication "La SNCB vous emmerde" était apparue sur les panneaux de communication situés au dessus des portes.

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