Quand les empreintes digitales sont-elles déjà utilisées?

Analyse d'empreintes par la police
Analyse d'empreintes par la police - © JULIEN WARNAND - BELGA

L’idée des empreintes digitales sur les cartes d’identité fait débat. Ces empreintes sont déjà utilisées sur les passeports. Mais dans un cadre différent.

D’abord, le nombre de personnes concernées diffère. Nous avons tous une carte d’identité. Nous n’avons pas tous un passeport. Il y a pour l’instant entre deux et deux millions et demi de passeports belges valides en circulation.

Autre différence : l’utilisation du document. La carte d’identité, nous devons la présenter souvent, partout, par exemple à la commune ou pour un contrôle de police. Le passeport, c’est seulement pour traverser certaines frontières.

Et puis il y encore un élément à prendre en compte : la conservation des données. Les empreintes récoltées pour confectionner le passeport restent visibles sur le document mais leur conservation est très limitée. Elles sont accessibles uniquement durant 3 mois et par les personnes chargées de fabriquer et de délivrer le passeport.

Autrement dit, les empreintes n’atterrissent pas dans une base de données. Elles ne servent pas dans le cadre d’enquêtes judiciaires. C’est juste un moyen pour authentifier le propriétaire du passeport.

Les empreintes digitales conservées dans les bases de données de la police sont celles de personnes interpellées dans le cadre de délit ou de crimes.

Quelles sont les avantages des empreintes digitales ?

Premièrement, les empreintes sont uniques. Nous avons tous des dessins différents au bout des doigts.

Deuxièmement, les empreintes sont immuables. Peau de bébé ou personne ridée, cela ne change rien. Nos dessins n’évoluent pas.

Troisièmement, les empreintes sont inaltérables. Une petite blessure à la main va cicatriser et les dessins vont se reformer à l’identique.

Compte tenu de ces éléments, l’empreinte digitale est un excellent moyen d’identification de personnes. En plus, c’est beaucoup plus simple que des analyses ADN.

En Belgique, on utilise les empreintes dans le cadre d’enquêtes depuis plus de cent ans. Et il existe aujourd’hui beaucoup d’autres applications. On retrouve ces traces très personnelles sur les passeports, pour entrer dans des lieux sécurisés ou même pour déverrouiller un smartphone.

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