"Promesses d'un visage, l'art du portrait des Primitifs flamands au selfie" aux Beaux-Arts

"Promesses d'un visage, l'art du portrait des Primitifs flamands au selfie" aux Beaux-Arts
"Promesses d'un visage, l'art du portrait des Primitifs flamands au selfie" aux Beaux-Arts - © FILIP DE SMET - BELGA

Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (MRBAB) proposent, du 23 mars au 15 juillet, une exposition intitulée "Promesses d'un visage. L'art du portrait des Primitifs flamands au selfie". Elle réunit des peintures, dessins, sculptures et photographies qui, essentiellement à partir d'œuvres issues des collections du musée, retracent plus de six siècles d'Art du portrait, soit depuis l'apparition de l'individu en tant que tel au XVe siècle.

Des origines du portrait au selfie

Objet de pouvoir et de remise en question ou alors outil de reconnaissance sociale, voire lieu de récolte du sujet, le portrait constitue un genre qui aura connu bien de métamorphoses au fil des siècles, jusqu'au selfie aujourd'hui. L'exposition rassemble des créations fort diverses mais qui, en se côtoyant, entrent en confrontation et en dialogue,

Il y a ici des œuvres de Dirk Bouts, Hans Memling, Pierre-Paul Rubens, Anthony van Dyck, Paul Gauguin, James Ensor, Marc Chagall, Paul Delvaux, Francis Bacon, Luc Tuymans, Michaël Borremans, Jan Fabre ainsi que du photographe Stephan Vanfleteren.

Ces œuvres, d'une qualité esthétique majeure, témoignent d'une maîtrise technique absolue de la part des artistes. La région historique des Pays-Bas (Anvers, Bruges, Bruxelles, Amsterdam, Utrecht, Haarlem) s'était forgée la réputation d'être l'un des centres les plus importants de l'art du portrait. Des maîtres tels que Quentin Metsys, Joos van Cleve, Simon Bening, Ambrosius Benson, Joachim Beuckelaer et Catharina van Hemessen sont parvenus à "immortaliser" certains de leurs contemporains dans des toiles d'une beauté époustouflante et dont le réalisme n'a rien à envier à la photographie.

Voyage dans le monde des couleurs

Parallèlement, les MRBAB ont invité, jusqu'au 19 août, Michel Mouffe, né à Bruxelles en 1957, à présenter ses réalisations de type monochromatique spécialement réalisées pour une exposition intitulée "Thinking the veil". Le visiteur y voyage dans le monde énigmatique des couleurs. Entre obscurité et clarté, les sentiments se mélangent, s'entrechoquent et plongent ce même visiteur dans ce qui représente l'aboutissement de la recherche de couleurs et de lumière de l'artiste.

Les expositions sont accessibles au public du mardi au vendredi de 10h à 17h ainsi que le week-end de 11h à 18h.

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