Professeur marocain refoulé: "Je croyais être dans un pays qui respecte les droits de l'Homme"

Professeur marocain refoulé "déçu": "Je croyais être dans un pays qui respecte les droits de l'Homme"
Professeur marocain refoulé "déçu": "Je croyais être dans un pays qui respecte les droits de l'Homme" - © Tous droits réservés

Abdelkader Hakkou, le professeur marocain invité en Belgique par l'ULB dans le cadre d'une collaboration inter-universitaire et placé en centre fermé après son arrivée à l'aéroport de Charleroi est revenu sur son refoulement dans Matin Première. Son premier sentiment a été la surprise, a-t-il expliqué "parce que ça fait plus de 17 ans que je rentre et que je sors tranquillement de Belgique avec les mêmes conditions. On a une longue collaboration de recherche scientifique avec des universités francophones de Belgique, j'ai donc été un peu surpris par cette réaction que je n'attendais pas".

Tout ça parce qu'il n'avait pas avec lui l'invitation: "Il faut avoir le papier. J'ai compris qu'on ne croit pas les gens. Il faut donc toujours des papiers et des papiers et des papiers, alors que mes collègues étaient juste à côté! Il suffisait de leur demander: ils ont ramené tout ce qu'il fallait, la réservation de l'hôtel, la somme d'argent des subsistances, etc."

Le professeur admet être déçu: "parce que je croyais être dans un pays qui respecte les droits de l'Homme". Mais il fait la part des choses: "Je connais la Belgique, c'est un pays formidable, j'ai beaucoup d'amis ici, grands chercheurs de renommée. On travaillait toujours en harmonie, il n'y a jamais eu aucun problème. Mais le hasard a fait que ce jour-là, les choses ont basculé".

Selon les dires du recteur de l'ULB, ce genre de situation tendrait pourtant à se généraliser, à son grand regret: "J'ai été surpris par cette déclaration. Il y a des antécédents qui ont un peu terni l'image de la Belgique, et surtout qui influencent le développement de la recherche et de coopération entre la Belgique et les pays partenaires"...

Dans ce cas-ci, grâce à l'intervention de l'ULB, le professeur Hakkou a heureusement pu être libéré, Theo Francken ayant accepté de revoir la décision de l'Office des Etrangers.

 

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