Prof de fitness, un métier en pleine évolution, mais pour quel statut et quelle sécurité ?

Prof de fitness, un métier en pleine évolution, mais pour quel statut et quelle sécurité ?
Prof de fitness, un métier en pleine évolution, mais pour quel statut et quelle sécurité ? - © rtbf

Le fitness est une discipline qui rencontre de plus en plus d'adeptes. Le nombre de salles de sport va croissant et en quelques années, les cours ont fortement évolué, raison pour laquelle des stages de perfectionnement sont régulièrement organisés pour les professeurs. En Belgique, la profession n'est toujours pas reconnue officiellement.

Près de 600 professeurs de fitness, dont certains belges, se sont rassemblés à Pompadour en France durant cinq jours pour remettre leurs cours au goût du jour. Car le fitness a beaucoup changé ces dernières années. Il s'est développé autour d'un concept créé en Nouvelle-Zélande, qui associe le sport au groupe et surtout à la musique.

Nouveau concept

Le leader mondial du fitness, "Les Mills Euromed", a décidé de pousser le concept encore plus loin en imaginant une pratique identique dans le monde entier. "Les chorégraphie sont imaginées chaque trimestre à Auckland, en Nouvelle-Zélande par les meilleurs professeurs du monde. Ensuite tous les instructeurs sont formés à enseigner à tous, exactement les mêmes cours que ce soit dans un petit village de Belgique ou dans la plus grande salle de New York", explique le directeur général, Christophe Andanson.

Un sport en pleine expansion

Ce concept a le vent en poupe. Aujourd’hui on ne compte pas moins de 15 000 clubs dans 85 pays du monde avec 7 000 000 d’adhérents, soit trois fois plus qu’il y a cinq ans. Pour ses initiateurs, le sport est en quelques sortes "une manière de sauver le monde". "Les statistiques prouvent que 5,3 millions de personnes par an dans le monde meurent à cause du manque d’exercices", précise Sarah Watson, directrice régionale "Les Mills".

La sédentarité débute souvent dès l’enfance

Le groupe projette de créer des cours pour enfants, tant la demande est grande. "La sédentarité se crée dès l’enfance. Lorsque nous étions jeunes, nous étions davantage dans la pratique sportive car nous sortions plus.  Aujourd’hui, les jeunes jouent à la play station, regardent la télé et mangent mal", constate Christophe Andanson.

Un statut différent pour les coachs selon les pays

Contrairement à la France, ce métier n’est pas reconnu en Belgique. Il s’agit souvent  simplement d’une activité complémentaire. Pour Karim, gérant d’une salle de sports à Bruxelles, les clients sont mieux encadrés en France que chez nous; "ici, tout le monde peut s’improviser personnal trainer ou coach sportif, juste avec son expérience du sport". Patrick, professeur particulier de fitness, constate également que certaines formations par correspondance ou de quelques jours à peine, sont mises sur le même pied d’égalité qu’un vrai diplôme.  

Des professeurs peu formés, ça inquiète

Aujourd’hui, les cours sont plus durs et plus intenses. La sécurité est un élément primordial de la profession et il y va de la responsabilité des salles de sport. "Chaque salle doit disposer d’un défibrilateur", rappelle Karim, "et même si un coach n’est pas médecin, il doit connaitre au minimum les gestes qui sauvent".

Pour Mustapha, professeur de fitness à Bruxelles, il faut légiférer pour que chacun soit à sa place dans le métier, car pour lui, la pratique sportive avec un professeur mal formé n’est pas sans risque.

Un décret wallon pour un label de qualité

La Région wallonne vient d'adopter un décret définissant les conditions d'octroi d'un label de qualité pour les salles de sport. Voilà qui va peut-être mettre un peu d'ordre dans un secteur en plein boum.  L'important demain c'est "corpore sana in business sano".

I.L. avec S. Daout

 

 

 

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