Procès du Musée juif : une témoin identifie pour la première fois Mehdi Nemmouche comme le tireur

Procès du Musée juif: une témoin identifie pour la première fois Mehdi Nemmouche comme le tireur
Procès du Musée juif: une témoin identifie pour la première fois Mehdi Nemmouche comme le tireur - © POOL FRANCOIS LENOIR - BELGA

Jeudi dernier, deux experts français en ADN sont venus témoigner au procès du Musée juif de Belgique. Ils ont expliqué au jury les résultats de leurs analyses. Aujourd’hui, les experts belges se sont exprimés. Cette partie est importante tant pour la défense que pour les parties civiles.

L’audience a été ouverte peu après 9 heures avec l’expert Dieter Deforce, concernant l’ADN prélevé sur la porte du Musée juif. Me Sébastien Courtoy rappelle souvent au jury que l’ADN de son client, Mehdi Nemmouche, n’a pas été retrouvée sur la porte du musée ni sur la détente du revolver.

Aux questions, respectivement posées par le procureur général et un membre du jury : « Est-ce qu’on peut effacer facilement un ADN de contact ? Est-ce que si je laisse mon ADN sur mes lunettes et que je les nettoie, est-ce que ces traces ADN peuvent disparaître ? » et « Est-ce qu’on peut laisser son empreinte digitale sans laisser son ADN ? », l’expert a répondu par l’affirmative.

L’expert Dieter Deforce a certifié à plusieurs reprises que l’absence de trace ADN ne constitue pas une preuve en soi.


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Par la suite, ce sont des témoins directs des événements qui ont été entendus. Bien qu’il n’y avait pas grand monde dans le Musée, plusieurs personnes sont entendues à ce titre. Le jour des faits, le tireur présumé portait une casquette. Plusieurs visiteurs qui étaient présents au moment où les tirs ont été entendus se sont succédé lors de l’audience du jour. Lors de la reprise de l’audience, aux alentours de 14 heures, Me Courtoy, l’avocat de Mehdi Nemmouche, a indiqué que, sur les quatre témoins entendus, aucun n’était en mesure de reconnaître formellement son client.

L’accoutrement que portait l’accusé le jour des faits a également été confronté aux témoins. Par la suite, quatre témoins étaient absents, leur témoignage est donc reporté puisque pour chacun, l’une des deux parties a demandé qu’un ajournement soit appliqué. Plusieurs autres témoins ont ensuite été entendus.

L’audience reprendra ce mardi à 9 heures avec l’audition des médecins légistes. La présidente a prévenu : « Les images qui seront montrées seront difficiles, si pas pénibles. »

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