Procès du faux taxi Collecto pour viols : l'auteur des faits condamné à 12 ans de prison

Le faux taximan prévenu pour viols en série a été condamné à 12 ans de prison ainsi qu’à cinq ans de mise à disposition du tribunal de l’application des peines.

Le ministère public avait requis une peine de 10 ans d’emprisonnement ferme.

Coupable sur toute la ligne

Ce matin, le tribunal correctionnel de Bruxelles a reconnu Yassine B. coupable de toutes les préventions de viol, d’attentat à la pudeur et de menace pour lesquelles il était poursuivi. A l’audience, ce père de 2 enfants, n’avait reconnu que 3 viols de jeunes filles sur les 9 viols, attentats à la pudeur et faits de menaces portés au dossier sur une période allant de juillet 2016 à novembre 2019. Il s’agit de ceux pour lesquels des preuves ADN avaient été relevées. Il avait cependant nié avoir utilisé un couteau et avait fait valoir qu’il ne s’était jamais montré violent.  Il a estimé chaque prévention établie et a donc reconnu Yassine B. coupable sur toute la ligne.

Le tribunal a tenu compte des aveux très partiels de l'intéressé, concluant à une absence de remise en question de sa part. Le tribunal a dès lors considéré que seule une peine extrêmement sévère devait être prononcée. 

"Il s'obstine à contester à tort certains éléments et tente de décrédibiliser les victimes en qualifiant l'une d'elles d'allumeuse", relève la juge. "Ces contestations sont vaines et dénotent une absence de remise en question et d'empathie à l'égard des victimes."
 

Prédateur sexuel

Cet homme de 44 ans était chauffeur de bus à la Stib et rôdait autour des campus de l'ULB lorsqu'il finissait tard son service au dépôt Delta à Ixelles, à proximité de ceux-ci.

Il ciblait ensuite des étudiantes sous l'emprise de l'alcool qui revenaient de soirées et leur proposait de les ramener chez elles en voiture, se faisant passer pour un chauffeur du service de taxi Collecto, toujours vêtu de son uniforme de la Stib.

Il les avait séquestrées dans sa voiture et avait abusé d’elles sexuellement. Le tribunal a établi que Yassine B. a agi comme un véritable prédateur sexuel, opérant toujours avec le même modus operandi, et a considéré qu’il représente un danger pour la société.

Indemnités

Le tribunal a par ailleurs accordé des indemnités aux deux des neuf victimes qui se sont constituées partie civile, à hauteur de 25.000 euros pour l'une et de 5.000 euros pour l'autre. Il a également accordé des indemnités de 5.000 euros aux parents de l'une d'elles, de 1.250 euros à la soeur, mineure et représentée par son père, de cette même victime, et enfin des indemnités de 15.000 euros à la Stib, dont l'image a été ternie du fait des agissements du coupable.

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