Procès des attentats de Paris : la première journée d’audience est terminée

La première journée d’audience du procès devant une cour d’assises spéciale des attentats perpétrés le 13 novembre 2015 s’est terminée mercredi aux environs de 20h30. Elle reprendra jeudi à 12h30, toujours avec l’appel des parties civile. Le procès de ces attaques qui ont fait 130 morts doit durer neuf mois.

Pendant de longues heures mercredi, la cour d’assises spéciale a procédé à un impressionnant et fastidieux recensement, par ordre alphabétique, des près de 1800 personnes souhaitant faire reconnaître leur qualité de victime de ces attentats, les pires de l’après-guerre.

Fini le mutisme

Resté mutique pendant toute la durée de l’enquête, Salah Abdeslam, s’est cette fois fait entendre. Vers 17h30, il a interrompu le président de la cour, Jean-Louis Périès, pour dénoncer ses conditions de détention et celles des dix autres coaccusés.

"On est traités comme des chiens. Ici (dans la salle d’audience) c’est très beau, il y a des écrans plats, de la clim mais là-bas derrière…", a éructé le Franco-Marocain de 31 ans, l’index pointé vers le président. "Ça fait six ans que je suis traité comme un chien et je ne me suis jamais plaint", a aussi lancé l’accusé, avant que le président ne l’arrête à son tour : "Ici on n’est pas dans un tribunal ecclésiastique, on est dans un tribunal démocratique".

En début d’audience, Salah Abdeslam avait déjà joué la provocation en paraphrasant la Chahada, profession de foi musulmane. Alors que le président de la cour lui demandait, comme c’est l’usage, de se lever et de décliner son identité, Salah Abdeslam a répondu : "Tout d’abord, je tiens à témoigner qu’il n’y a pas de divinité à part Allah et que Mohamed est son messager". "On verra ça après", a rétorqué le président sans se démonter avant de lui demander sa profession.

Procès des attentats de Paris : extraits du journal télévisé de 19h30 (8/9/2021)

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