Procès de l'attentat du Musée juif : deuxième jour des plaidoiries (relisez notre direct commenté)

Procès de l’attentat du Musée juif : les plaidoiries continuent (direct commenté)
Procès de l’attentat du Musée juif : les plaidoiries continuent (direct commenté) - © BENOIT PEYRUCQ - AFP

Le procès se poursuit aujourd’hui avec la plaidoirie de François Koning, conseil de la famille de la victime Dominique Sabrier, bénévole à l’accueil du musée.

Hier, l’avocat de la famille Strens, Christian Dalne, a d’une part exposé ses arguments plaidant la culpabilité de Mehdi Nemmouche et de Nacer Bendrer, et d’autre part rendu hommage « à l’humaniste » qu’était Alexandre Strens, employé du musée.

L’attentat du 24 mai 2014 avait coûté la vie à quatre personnes : Dominique Sabrier, Alexandre Strens, Emanuel et Miriam Riva, un couple de touristes israéliens. Mehdi Nemmouche avait été arrêté six jours après les faits. Selon l’accusation, il est celui qui a fait feu. Nacer Bendrer est soupçonné de lui avoir fourni les armes.

En résumé : 

  • Me Koning rappelle : "Ma cliente est la seule qui s'est vu assassiner. Elle a vu toute la scène, les secondes ont dû durer une éternité."
  • S'adressant au jury, il demande : "Quel signal allez-vous lancer aux candidats terroristes ? "
  • L'avocat égrène les éléments "accablants" de l'enquête, tout en précisant qu'il peut rester une parcelle de doute : "Est-ce qu'on peut demander une preuve à 100%? Absolument pas. "
  • Me Konings souligne que Mehdi Nemmouche n'a jamais fourni d'alibi pour le 23 et le 24 mai 2014.
  • Rappelant que Medhi Nemmouche avait dit qu'il tuerait "un maximum d'impies", l'avocat dénonce : " Mehdi Nemmouche me fait penser à la figure du plus grand criminel que la terre ait jamais porté, Adolf Hitler. Il a mis à exécution mot pour mot ce qu’il avait annoncé. "
  • Me Koning tente de démonter les arguments de la défense. Pour lui, la théorie d'un assassinat ciblé contre des agents du Mossad ne tient pas.
  • Pour l'avocat, la culpabilité de Nacer Bendrer ne fait pas plus de doute que celle de Mehdi Nemmouche. 

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