Procès De Gelder: les puéricultrices ont pris les premiers coups

"Votre monde s'écroule", a raconté le papa en se souvenant du moment où on l'a prévenu des faits qui venaient de se produire à Saint-Gilles-Lez-Termonde. "La radio parlait alors de cinq morts. J'ai fait des calculs de probabilité pour estimer si notre enfant en faisait partie. Finalement, ma femme m'a appelé pour me dire que notre fille allait bien."

La mère a précisé qu'elle était un des premiers parents sur place. "J'avais reconnu ma fille à son nounours. Elle était dans son monde quand je l'ai agrippée. Elle regardait devant elle avec un air apathique et n'était pas contente de me voir. Elle est restée totalement renfermée jusqu'à midi. (...) Les semaines qui ont suivi, ça a été très difficile de l'habiller. Après, j'ai appris qu'elle avait paniqué après la tuerie, quand tous les enfants ont dû se déshabiller pour voir s'ils étaient blessés ou pas."

Leur fille a toujours des problèmes de sommeil, mais les parents ne peuvent pas affirmer si c'est lié aux faits ou pas.

"Nous sommes chaque jour heureux qu'elle en soit sortie indemne", a commenté le papa. "Nous avons une gratitude incroyable envers les 'tantekes'. Elles ont littéralement pris les premiers coups, ce qui a brisé le couteau et a permis de faire moins de victimes. La chance que nous avons eue, c'est inimaginable."

Les parents espèrent que l'accusé ne pourra plus revenir dans la société. "Comment devons-nous expliquer plus tard à notre fille que quelqu'un comme ça peut être libéré? Je ne demande pas que ce soit oeil pour oeil, dent pour dent. Je redoute le jour où nous devrons dire à notre fille que quelqu'un comme ça se promène en liberté", a témoigné le père.


Belga

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