Procès De Gelder: "Leon est devenu une étoile", dit la mère d'une victime

"Certains jours, je me lève et je me dis que ce n'est pas vrai, que ce n'est pas possible. J'ai perdu une partie de moi. Une autre partie essaye cependant de continuer à vivre en pensant qu'il y a encore de belles choses à réaliser", a témoigné Quinten Blindeman, le fils de la puéricultrice décédée.

Il a demandé à Kim De Gelder comment il se sentirait si on lui annonçait la mort de ses parents. "Je pense que mon monde s'effondrerait", a répondu l'accusé. "Ils sont la seule chose qui me reste dans la vie".

La salle s'est ensuite figée pour entendre le témoignage serein des parents du petit Leon, 9 mois, tué par Kim De Gelder. "Nous avons dit à sa soeur que Leon est devenu une étoile", a indiqué sa mère Eva. "Leon était un enfant très gai et heureux", a indiqué le père Rafaël. "Il était déterminé. Il allait droit au but".

Les parents de Leon ont aussi expliqué leur difficulté à accepter de ne pas avoir été à ses côtés lors des derniers moments de sa vie. Ils ont laissé le jury consulter un album photos de Leon "pour montrer quel joyeux petit bonhomme il était".

"Corneel vit dans notre coeur"

Les parents de Corneel, autre bébé tué lors de l'attaque, sont également venus témoigner vendredi après-midi devant la cour d'assises.

Le père de Corneel a appris, sur le parking du centre de crise, que son petit garçon avait perdu la vie. Il a annoncé la nouvelle à sa femme à son arrivée. "J'ai commencé à crier 'Corneel' très fort", a expliqué la mère. "J'ai tapé le Maxi Cosi contre le mur. J'étais tellement heureuse d'être maman, et là je ne l'étais plus tout d'un coup." La mère a aussi raconté qu'après les faits, la maison semblait fort vide et calme. "Son parc était là, mais vide. Son biberon, pas terminé, était posé sur la table. Je ne savais pas quoi faire."

Les parents de Corneel ont également déclaré, répondant à une question de leur avocat sur la manière dont ils tentaient d'aller de l'avant dans leur vie: "Corneel vit dans notre coeur et nous a encore rapprochés".

A la fin de la journée, après les témoignages, Kim De Gelder n'a pas voulu répondre à la demande de l'avocat Jef Vermassen d'"enlever son armure" et de "finalement dire une fois 'désolé'".

"N'avez-vous donc pas une once d'émotion, pas un fond de respect pour tous ces gens blessés ? N'est-ce pas le moment de vous débarrasser de cette armure ? S'il-vous-plaît, monsieur De Gelder, dites au moins une fois que vous êtes désolé."

Le président Koen Defoort a ensuite demandé à Kim De Gelder s'il souhaitait répondre à l'avocat. "Non, président", a répondu Kim De Gelder.

Belga

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Procès De Gelder: "J'ai perdu une partie de moi", dit le fils d'une victime © Tous droits réservés
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