Présentation de l'avion solaire Solar Impulse 2 pour un tour du monde

Les pilotes suisses Bertrand Piccard (gauche) et André Borschberg présentent l'avion solaire à Payerne le 9 avril 2013
Les pilotes suisses Bertrand Piccard (gauche) et André Borschberg présentent l'avion solaire à Payerne le 9 avril 2013 - © Fabrice Coffrini

L'avion expérimental propulsé par l'énergie solaire, Solar Impulse 2 qui va se lancer dans un tour du monde en 2015 a été présenté mercredi devant plus de 500 personnes, officiels, personnalités et diplomates sur l'aéroport de Payerne, en Suisse.

Ce second et nouveau prototype a une envergure de 72 mètres, autant qu'un Airbus A380, mais pour un poids de 2.400 kilos, 150 fois moins que l'avion géant d'Airbus.

Ses pilotes, André Borschberg, un ancien pilote militaire, et Bertand Piccard, le petit-fils du célèbre aventurier Auguste Piccard, ont déjà accumulé une solide expérience avec le premier prototype. Ils ont volé à travers l'Europe, puis jusqu'au Maroc avant de traverser les États-Unis en mai l'année dernière.

La traversée des États-Unis avait débuté près de San Francisco, en Californie (ouest). L'avion s'était ensuite rendu successivement à Phoenix (Arizona), Dallas/Fort Worth (Texas), Saint-Louis (Missouri), Cincinnati (Ohio), Washington pour finir à New-York.

Solar Impulse 1, un projet lancé il y a dix ans par Bertrand Piccard et André Borschberg, avait fait son baptême de l'air en juin 2009. Avant de créer leur propre société pour ce projet, avec le soutien de grandes compagnies suisses et européennes, ils s'étaient adressés aux grands constructeurs aéronautiques qui avaient tous répondu "c'est impossible", a expliqué André Borschberg.

En 2010, l'avion solaire avait effectué un vol sans escale de 26 heures, montrant ainsi sa capacité à accumuler suffisamment d'électricité durant le jour pour continuer à voler de nuit.

Mais cette fois, Solar Impulse 2 devra pouvoir voler plus de 120 heures d'affilée, cinq jours et cinq nuits, le temps dont il a besoin pour traverser les océans, le Pacifique, l'Atlantique. "C'est un grand jour pour le monde", a souligné le ministre suisse de la Défense Ulie Maurer qui a salué cette "Suisse, ingénieuse, moderne et dynamique (...) et un peu folle". "C'est un grand signal d'espoir pour le futur, un signal d'innovation, de technologie mais aussi de courage et une grande démonstration de la détermination humaine", a affirmé le Prince Albert II de Monaco dont la Fondation est aussi associée au projet.


AFP

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