Premiers résultats encourageants pour The Ocean Cleanup, qui nettoie le continent de plastique dans le Pacifique

Depuis début septembre, un navire est en train de nettoyer le Pacifique. Et cela fonctionne : pour la première fois, l'Ocean Cleanup (c'est le nom du bateau) vient de collecter des déchets plastiques grâce à un système innovant. C’est une barrière flottante de 600 mètres de long. Elle se prolonge sous l’eau sur 3 mètres de haut. 

Début septembre, un navire a remorqué cette barrière flottante au départ de San Francisco pour l’installer en plein océan Pacifique, entre les Etats-Unis et Hawaï, dans une zone qu’on appelle le "7ème continent", la grande zone d’ordures du pacifique. Et là, la barrière de l’Ocean Cleanup a fait son oeuvre.

"Avant, nous attrapions un peu de plastique occasionnellement, de manière opportuniste. Mais avoir un système autonome dans ce continent de plastique, qui attrape du plastique de toutes tailles, c’est vraiment une première", explique l'inventeur de ce système, Boyan Slat, un Néerlandais qui a imaginé ce concept de barrière en 2012. Sept ans plus tard, le prototype a été concrétisé. Depuis un an, il était en phase de test. Il a fallu des ajustements pour capturer les micro-plastiques et pour que les débris ne parviennent plus à s’échapper du dispositif.

Ancre et parachute

"Durant l’été, nous avons ajusté le système grâce à une ancre avec un parachute qui permet de ralentir le dispositif pour qu’il y ait une différence dans la vitesse entre le plastique et la barrière.  Ainsi, le plastique peut être déversé dans le système, simplement grâce aux forces naturelles de l’océan", poursuit Boyan Slat.

L’objectif est de nettoyer en grande partie ce continent de plastique, grand comme trois fois la France. Là où, dans l’océan Pacifique, les courants océaniques ont rassemblé et piégé 80.000 tonnes de plastique.

"Le but est de nettoyer, en 5 ans, la moitié de cette masse de plastique dans le Pacifique, une fois que nous serons prêts à accélérer les choses. Cela représenterait 15.000 tonnes de plastique par an", dit encore Boyan Slat.

En espérant, qu’au fur et à mesure de la collecte, de nouvelles quantités de plastique rejetées par l’activité humaine ne viendront plus réalimenter ce 7ème continent.

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