Première étude mondiale sur la transformation des corps en humus

Première étude mondiale sur la transformation des corps en humus
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Première étude mondiale sur la transformation des corps en humus - © Tous droits réservés

Mourir et fertiliser les arbres grâce à son corps devenu humus. L'idée est défendue depuis plusieurs années maintenant, mais la pratique n'est pas encore autorisée chez nous. La fondation "Métamorphose pour mourir puis donner la vie" se réjouit. Que l’UCL puisse réaliser une étude sur la faisabilité de cette alternative supposée écologique est déjà une victoire. "Mais nous sommes malheureux de voir que cela prend autant de temps. Il y a déjà 2700 personnes intéressées par l’humusation et qui ont envoyé leur acte de dernière volonté à la commune", nous explique Francis Busigny, président de la Fondation.

D'abord tester la méthode sur des cochons

Philippe Baret, doyen de la faculté bio-ingénieurs de l'UCLouvain veut, lui, prendre le temps d'étuder sérieusement cette alternative à la crémation ou à l'inhumation classique dans nos cimetières. "C'est une première mondiale. Personne n'a jamais réalisé ce genre d'étude. Nous allons commencer par étudier la décomposition de cochons. Leurs corps seront placés dans des cubes de paille puis recouverts de matériaux propices au compostage. Nous allons étudier des aspects pratiques comme la place nécessaire, la durée, mais aussi l'impact environnemental de la décomposition. Ce test sur animaux prendra un an ou deux et est indispensable avant d'éventuellement imaginer tester l'humusation sur des cadavres humains".

L'idée ne semble pas farfelue aux chercheurs de l'UCL qui entendent bien dépasser le débat idéologique pour objectiver la faisabilité et les éventuels bienfaits environnementaux de cette pratique.

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