Pourquoi le yoga est bon pour la santé?

L’année 2018 est lancée et avec elle un tas de nouvelles résolutions. Parmi elles, le yoga. Cette discipline, née en Inde il y a des centaines d'années, unifie le corps et l'esprit à travers la méditation, des postures et exercices physiques. 

En Occident, le yoga est relativement récent mais est devenu chose commune aujourd'hui: cours en plein air, écoles spécialisées, yoga d'entreprise et d'autres tendances comme le yoga nu... Mais savez-vous exactement quels sont les bienfaits pour votre corps de vous tortiller dans tous les sens?

La respiration c'est la clé

Cet engouement pour la discipline provient notamment des bienfaits qui en découlent. Elle permet de se relaxer évidemment, réduit le stress, améliore la respiration et le souffle, renforce le dos et les articulations, redonne confiance en soi et stimule aussi le cerveau.

"Le mot clé c'est la respiration. Avant, j’étais très nerveuse et je me rendais compte que je me bouffais de l’intérieur. On respire très mal en général, l’air reste bloqué dans la cage thoracique. Avec le yoga, on apprend à respirer correctement, ce qui réduit le stress", explique Sarah Derasse, qui pratique le Yoga depuis quinze ans et l'enseigne aussi.

Le yoga, par la yogathérapie, a déjà permis de soulager des personnes souffrants de pathologies comme la Fibromyalgie. L’idée est simple : l'organisme retrouve un équilibre et devient alors capable d’autorégulation et d’autoréparation. Raison pour laquelle le yoga a la réputation d'être un bon moyen de prévention, notamment contre les risques cardiovasculaires. 

À chacun son Yoga

Le yoga a toujours véhiculé beaucoup d’idées reçues, mais ce n'est pas qu’une activité féminine et il ne faut pas être spécialement souple pour la pratiquer. Il y en a pour tous les types de personnalités et toutes les situations:

  • Le Hatha Yoga

C’est la forme de yoga la plus ancienne, la plus traditionnelle et la plus en vogue en occident. Une séance de Hatha Yoga est très complète, composée de techniques de respiration et de relaxation. Il s'agit d'un enchaînement de postures plus ou moins difficiles, mais sans lien entre elles. Plus de souplesse, articulations renforcées, disparition des maux de dos, il permet aussi une meilleure gestion du stress. 

  • L’Ashtanga Yoga

Il est beaucoup plus dynamique et se base sur l’enchaînement de six séries de postures. Le pratiquant passe d’une position à l’autre, et garde certaines poses en se concentrant sur la respiration. De cette façon, on travaille sur les différents systèmes corporels et physiologiques.

  • Le Iyengar Yoga

Une technique qui découle du Hatha Yoga et qui donne la priorité à l’alignement physique du corps lors des postures. Il y a une manière correcte de faire chaque posture et que chaque étudiant devra être capable, un jour, d'atteindre. Ici, tout est question de patience, de concentration et surtout d'équilibre. L’une des innovations majeures est l’utilisation des accessoires comme des sangles, des blocs, des oreillers, des chaises. 

  • Le Vinyasa Yoga

C'est un Yoga dynamique qui tonifie. Dérivé de l'Ashtanga, on le connait surtout pour le renforcement musculaire. Les postures se succèdent ici de manière chorégraphiée, avec fluidité et équilibre. Cette pratique sollicite tout le corps, qui se tonifie petit à petit et laisse place à la souplesse. 

Et il en existe encore des tas comme l'Acro-yoga, qui mêle méditation et respiration à la gymnastique aérienne. "Mais le point commun entre toutes ces pratiques c’est la respiration, la méditation et la relaxation. Ce qui diffère, c'est la manière d'enseigner. Chaque professeur est différent. Le Yoga c’est aussi une question de caractère, de personnalité, d’expérience et de vécu personnel", complète Sarah.  

Le yoga en prison

Brigitte Wezel est professeur de Yoga. "Pour moi c’est clairement un outil thérapeutique". Depuis deux ans, elle donne des cours à des détenus aux prisons de Forest et Berkendael. 

"J’ai onze élèves toutes les semaines et ils sont unanimes. Ils parviennent à mieux respirer, à mieux gérer les interactions. Pour les femmes ça leur permet de retrouver du calme et de la dignité".

L’aspect relaxation est important mais plus encore, on parle de développement personnel et de questionnement de son corps. "Le tapis de yoga est un lieu d’expérimentation. Parfois on ne parvient pas à faire une posture, parfois on a peur d’en faire une. Avec la respiration, on peut réussir à combattre cette peur. C’est toujours un dépassement de soi".

Pourtant Brigitte ne savait pas comment son projet allait être accepté. "Au départ, c’était un peu difficile, surtout avec les hommes, qui voient le yoga comme une pratique féminine. Finalement ça a bien marché. Les détenus me disent qu’ils sont relax, en accord avec eux-même. Que dans ce milieu très spécial qu’est la prison, le yoga a un impact très positif sur leur attitude, comportement et leur santé en général".

Mais comme toutes les pratiques, le yoga subit des dérives. Le yoga peut s'avérer dangereux pour ceux qui ne le pratiquent pas ou ne l'enseignent pas correctement. Pour elle, être un bon prof c’est se poser des questions et avoir une pratique régulière. "Finalement c’est vraiment quelque chose qui se construit tout au long d'une vie. On apprend tous les jours".

>>> A lire aussi : Le yoga n'est pas sans risque pour la santé 

>>> Pour voir les autres vidéos de la série "Yoga", réalisée par Vincent Hufty, cadreur RTBF et professeur de yoga: 

https://www.rtbf.be/auvio/detail_serie-yoga-joie?id=2280797

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