Coronavirus: pourquoi le port du masque reste-t-il "recommandé" et non "obligatoire" ?

La même question revient sur la table depuis des mois. Le port du masque est "fortement recommandé" par le gouvernement mais pas "obligatoire". Sophie Wilmès l'a confirmé à l'issue du Conseil national de sécurité de ce mercredi. Pourquoi ?

Certaines communes, rues commerçantes ou magasins ont pris le parti de l’imposer. Il s’agit d’initiatives isolées.


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Les experts le recommandent pourtant : Érika Vlieghe, infectiologue et présidente du GEES, le groupe d’experts qui assiste le gouvernement dans le déconfinement ; Steven Van Gucht, virologue et porte-parole interfédéral dans la lutte contre le covid-19. Mais aussi le virologue Marc Van Ranst qui appelle à l’utilisation des masques dans les magasins puisque la distance d’1m50 ne peut pas toujours être respectée.

Pourquoi donc ne pas l’obliger ? Cette communication claire est réclamée par certains et permettrait d’impacter le comportement général de la population, surtout à l’heure d’un certain relâchement en Belgique. Le virus est pourtant présent. L’Allemagne a, par exemple, décidé de reconfiner certains cantons.

Pourquoi les experts recommandent-ils le masque ?

En cette fin du mois de juin, de nouvelles études attestent de la réduction de la transmission grâce au port du masque.

Pourquoi le monde politique ne l’impose-t-il pas ?

Imposer le masque veut dire contrôler le respect de la mesure. Difficile de croire que les services de police puissent efficacement contrôler cette règle.

Pour la Première ministre, le pouvoir politique n’a désormais pas d’argument objectif, compte tenu des chiffres en baisse, pour expliquer à la population pourquoi il faudrait porter le masque plus aujourd’hui qu’hier. Ceci dit, il reste recommandé et deviendrait obligatoire dans tout l’espace public en cas de rebond de l’épidémie a-t-elle ajouté.

Il faut aussi rappeler qu’au début de l’épidémie, personne n’était équipé en masques. La pénurie était importante. Les particuliers ont alors commencé la conception de masques artisanaux. Les masques du fédéral, eux, sont seulement en train d’être distribués. Imposer le port du masque, dès le début, risquait d’être un problème pour une partie de la population qui n’avait ni la possibilité, ni les moyens financiers de s’en procurer. Si un rebond apparaît, la situation sera complètement différente.

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